
Le 8 octobre 1996, la RN1 découvre l'horreur du terrorisme islamiste. Pas moins de 40 citoyens ont été froidement assassinés à Boutrekfine, à une cinquantaine de kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Laghouat. Ces hommes, dont 7 agents exerçant à Sonatrach, sont tués par des terroristes. Exerçant à Sonatrach, B. Hamid a été froidement tué sous les yeux de sa femme évacuée vers l'hôpital de Laghouat pour accoucher. C'était il y a 17 ans. Pour les citoyens de la région, en général, et pour les travailleurs de Sonatrach, en particulier, aujourd'hui, Boutrekfine a vécu l'un des plus grands carnages depuis le début de la décennie noire. Dix-sept ans après ce drame, les citoyens se posent encore des questions. Comment cette région, symbole d'une Algérie cosmopolite et tolérante, a-t-elle pu basculer dans l'horreur ' Comment des Algériens ont-ils pu pousser leur haine au point d'assassiner sauvagement d'autres Algériens qui ne sont là que pour travailler ou y résider ' Ce sont là quelques-unes des questions qui restent encore sans réponse si ce n'est en raison de la folie islamiste intégriste. Le choix de la date et du lieu du carnage n'était pas fortuit, nous indique un rescapé. Il s'est produit, d'une part, au lendemain de la fetwa appelant à tuer tout citoyen qui refuse de saboter l'économie nationale, et d'autre part, pour celui exerçant en régime de travail appelé communément à l'époque, 3 x 1 (trois semaines de travail pour une semaine de repos) ; beaucoup de travailleurs de Sonatrach étaient de retour pour rejoindre leur poste de travail à Hassi-R'mel, zone industrielle située à 125 km au sud de Laghouat, abritant un des plus vastes gisements gazier du monde. Ne se contentant pas du bilan dramatique de la journée du 8 octobre 1996, les hordes terroristes ont assassiné, on se souvient, deux autres agents de Sonatrach à Kourdane, lieu-dit relevant de la daïra de In Madhi, chef-lieu de daïra situé à 70 km au sud-ouest de Laghouat. Ce carnage continue de heurter la conscience humaine au point de laisser des traces indélébiles dans la mémoire collective que le pouvoir politique tente d'effacer à coup de compromissions avec l'intégrisme.B. A
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki BOUHAMAM
Source : www.liberte-algerie.com