Le virus de la grippe A (H1N1) a fait, dans la journée de jeudi, sa huitième victime algérienne en l'espace d'une semaine. Un homme âgé de 43 ans est ainsi décédé des suites de complications dues à la maladie, à Laghouat. Il s'était présenté à l'hôpital avec des syndromes grippaux qui se sont par la suite transformés en pneumopathie bilatérale sévère.
Il a succombé à une détresse respiratoire, à l'instar des sept autres victimes ayant contracté le virus de la grippe A(H1N1). « Nous ne pouvons pas expliquer les raisons qui ont fait que tel malade ait développé des complications et qu'un autre ait pu s'en remettre. D'autant plus que nous ne détenons pas la liste des antécédents médicaux des défunts », commente le docteur Cherchalli, directeur des services sanitaires au ministère de la Santé et membre du Poste de commandement opérationnel (PCO) de la grippe A(H1N1). Toutefois, une constante a été « respectée ». « Le cas des deux femmes enceintes décédées durant la semaine est un "schéma classique", comme nous avons pu le constater de par les décès enregistrés dans le monde entier.Le métabolisme de cette frange de la population est immunodéprimé et donc plus vulnérable », explique-t-il. Par ailleurs, 27 nouveaux cas de contamination ont été confirmés durant les journées de mercredi et jeudi, par les différents services de référence, portant le bilan des porteurs du virus à 362. Les personnes nouvellement atteintes sont âgées de 3 à 70 ans. Le taux et la vitesse de propagation du virus connaissent ainsi une recrudescence certaine, accélérée par l'apparition de quatre nouveaux foyers autochtones dans les wilayas de Relizane, Sétif et Laghouat, ainsi que dans la wilaya d'Alger, cette dernière connaissant la localisation de plusieurs petits foyers infectieux. Ils s'ajoutent ainsi aux deux foyers autochtones antérieurement détectés, l'un à Beni Saf, l'autre à Constantine, « même si ceux-ci semblent s'être taris, les campagnes et les dispositifs mis en place ayant contribué à la diminution des contaminations », tempère le docteur Cherchalli. La progression de la maladie s'explique d'ailleurs moins par une mauvaise hygiène que par la conjoncture des changements climatiques et du refroidissement des températures, qui favorisent l'éclosion de la maladie, ainsi que des retours de voyage.« Et, de ce fait, une recrudescence des cas de contamination est prévue dans les jours à venir. L'hiver se fait de plus en plus rude et des vagues de pèlerins ont commencé à rentrer d'Arabie Saoudite. Même si un dispositif drastique a été mis en place afin de filtrer leurs déplacements, il reste que nul n'est infaillible et que l'importation du virus de la grippe A(H1N1) est quasi inévitable », déplore-t-il. De ce fait et en attendant l'arrivée des vaccins salutaires, puisque étant les seuls à pouvoir rompre un tant soit peu la chaîne de transmission, la prévention doit rester le maître-mot. « Même si cela peut paraître dérisoire, voire inutile, respecter scrupuleusement les règles élémentaires d'hygiène reste indispensable et efficace pour se prémunir d'une quelconque transmission. Se laver fréquemment les mains avec du savon liquide et les désinfecter avec une solution hydro-alcoolique. Tousser dans un mouchoir jetable, à usage unique. Eviter les contacts physiques, mais aussi et surtout consulter un médecin dès que l'on ressent des symptômes grippaux », énumère-t-il, concluant : « L'on a beaucoup répété ces consignes, mais l'on n'en parlera jamais assez. La prévention reste notre meilleure protection. » Et aussi, pour l'instant, l'unique protection'
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ghania Lassal
Source : www.elwatan.com