
Au total, 3.000 artisans ont bénéficié, cette année encore, d'une session de formation sur la base d'une évaluation dite de " mise à niveau ", organisée par la Chambre de l'artisanat et des métiers (C.A.M) de Laghouat. cette formation s'est articulée autour des modes et techniques de montage de micr'ntreprises, technique de gestion, commercialisation et performance économique. Des modules ouvrant droit aux artisans , à un micro-crédit en fonction des activités homologuées par la C.A.M. " C'est une mesure d'encouragement de la part des pouvoirs publics pour l'activité artisanale locale qui reste la filière la plus prisée, voire une vocation ancestrale qui se perpétue à travers les générations, à l'image des selliers, sabatiers, cordiers, tapissiers, et surtout le travail de la laine, en tant que matériau de base de la fabrication de kachabia ou burnous ", commente un représentant de la C.A.M. ici les artisans déplorent la raréfaction de matériaux et la cherté qui en découle dans un segment économique à même de générer tout un ensemble de projets liés au traitement de la laine et des cuirs. Dans cette optique, il convient de souligner que la femme, à Laghouat, se distingue de plus en plus par une présence remarquée dans l'activité artisanale puisque leur nombre a enregistré une augmentation de près de 20%, selon un responsable du commerce. On cite l'association féminine " Savoir et rayonnement " de la commune de Gueltat Sidi Saâd, 140 km au nord de Laghouat, qui travaille d'arrache-pied pour la structuration des femmes rurales en vue de valoriser leur savoir-faire, et de les impliquer dans le développement local, parallèlement à la formation des filles, l'organisation d'ateliers et d'expositions, les actions de sensibilisation et de vulgarisation sur les nouvelles mesures prises par le gouvernement, dans le domaine de la création d'entreprises. Une association parmi vingt autres, pour promouvoir la production locale à haute valeur patrimoniale notamment le tapis de djbel Amor et le burnous dont la griffe court à travers ce pays, et même à l'étranger. " Nous avons refusé le produit factice et nous tablons sur la valeur artistique ", dira Meriem, membre de l'association.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Missoumi
Source : www.lemaghrebdz.com