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COLLOQUE NATIONAL À LAGHOUAT SUR LA LITTERATURE FEMININE D'EXPRESSION FRANÇAISE



COLLOQUE NATIONAL À LAGHOUAT SUR LA LITTERATURE FEMININE D'EXPRESSION FRANÇAISE
L'écriture au féminin continue de susciter débat et questionnements. Le colloque organisé par l'université de Laghouat ouvre des pistes de recherches et de réflexion sur la représentation de la femme dans le roman écrit par des femmes, sur l'écriture dite féminine et sur les partis pris littéraires et artistiques des auteures.Les écrivaines algériennes, une écriture émergente ou dérangeante ; l'écriture féminine dans ce qui a été appelé "la littérature d'urgence" dans les années 1990 ; l'héroïne dans les textes romanesques, entre source d'inspiration littéraire ou symbole du repère identitaire social... ce sont là les axes de réflexion abordés lors du Colloque national sur la littérature féminine d'expression française organisé, jeudi et vendredi passés, par le département de français de l'université Ammar-Télidji de Laghouat. En effet, durant deux jours, la femme algérienne écrivaine, l'écriture féminine, la femme dans la littérature...ont été autant de thèmes traités par d'éminents professeurs venus de Ouargla, Biskra, Oran, ainsi que d'autres universités du pays.La participation d'Agnès Spiquel, professeur à l'université de Valenciennes, a sensiblement rehaussé les travaux de cette manifestation dont le comité scientifique a été présidé par le Pr Foudil Dahou (université Kasdi-Merbah de Ouargla).C'est en paraphrasant Maïssa Bey, éminente femme de lettres qui a écrit plusieurs ouvrages, notamment des romans, que les organisateurs du colloque ont choisi de mettre en relief la problématique de la femme algérienne dans la littérature d'expression française. "Il a fallu qu'un jour, je ressente l'urgence de dire, de ?porter la parole', comme on pourrait porter un flambeau. C'était une nécessité devant la menace de plus en plus précise de confiscation de la parole. De la parole féminine, mais pas seulement. Je n'avais, je n'ai plus le droit de continuer à me complaire dans une contemplation trop souvent narcissique et stérile", disait cette écrivaine, qui a reçu le Prix des libraires algériens en 2005.En effet, loin de l'idéologie féministe, l'émergence d'une voix au féminin dans la littérature algérienne d'expression française ne suit pas la même cadence que celle de la gent masculine. Sa représentation sociale la veut plus lente, peut-être moins audible. En brisant la parole latente à laquelle la tradition les astreint, ces femmes qui disent, se lancent dans une parole aventureuse.La femme n'intervient-elle pas par sa féminité ou ce qu'elle en sous-entend pour faire valoir sa position ' Les participantes au colloque s'accordent toutes à dire que si ces voix qui s'élèvent de la littérature sont une évolution dans certaines sociétés dans lesquelles elles émergent, elle revêt une allure "d'indécence" dans la société comme la nôtre. C'est ainsi que dans la perception qu'on pourrait avoir de leurs écrits, on détecte dans leurs lectures une certaine tendance à la provocation ou une intention de s'imposer sur la scène littéraire pour greffer une légitimité pourtant contestée, parce qu'elles s'extériorisent dans l'impudeur dont elles peuvent être accusées.La reconnaissance de cette écriture prend souvent forme sur l'autre vie et n'atterrit dans la société que scellée dans une parole démunie de sa charge sémantique pour une perception plus symbolique.B ANomAdresse email


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