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Chômage: Les sit-in au sud du pays et le problème de l'emploi



Chômage: Les sit-in au sud du pays et le problème de l'emploi
Depuis le 23 mars dernier des sit-in sont organisés par des chômeurs pour réclamer des emplois et ce en particulier dans le sud du pays. Ce qui nécessitera une réaction " urgente " des pouvoirs publics pour réconforter les " revendicateurs " avant que cela ne se généralise. Bien que le nombre des effectifs de la Fonction publique a augmenté de plus de 47% en 2012 par rapport à 2005, comme l'avait si bien précisé le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, M. Tayeb Louh, il y a trois jours, la problématique du chômage ne pourrait trouver des solutions rapides, mais la sensibilisation est bien demandée en cette période où on note plusieurs revendications notamment au sud du pays. Ainsi, on remarque bien que des jeunes chômeurs ont organisé le 23 mars dernier un sit-in à Labiodh Sidi-Cheikh (El-Bayadh), ceci pour revendiquer des postes de travail. Quelque 300 jeunes se sont rassemblés en scandant des slogans appelant à "veiller à l'unité nationale", et brandissant des banderoles contenant des revendications d'ordre social, avant de se disperser dans le calme. Se démarquant de tout "esprit divisionniste", les jeunes protestataires ont plaidé pour "la lutte contre le recrutement direct et pour des sanctions dissuasives à travers un dispositif réglementaire, à l'encontre des contrevenants", ainsi que pour "des allègements fiscaux sur l'activité commerciale dans la région" et "la généralisation de la prime du Sud pour toutes les catégories de travailleurs dans la région". Par la suite, ce fut les sit-in de Ouargla et Laghouat où les jeunes sans emploi ont observé samedi dernier un sit-in pour appuyer leurs actions de revendications "exclusivement sociales" avant de se disperser dans le calme. "Emplois", "développement" mais aussi "attachement à l'unité nationale", ont été les principaux mots d'ordre repris par les jeunes venus des quatre coins de la wilaya de Ouargla pour se rassembler dans le calme près du Complexe olympique 18 Février . L'emploi pour les chômeurs , la solution réside dans l'emploi et le développement , emploi et justice sociale , ont constitué le gros des revendications exprimées par les jeunes.
A Laghouat, la même ambiance et les mêmes revendications sociales ont marqué le sit-in observé par les jeunes de cette wilaya qui ont quitté les lieux dans le calme. Les jeunes ont réclamé, entre autres, la réouverture des entreprises dissoutes pour l'absorption du chômage, la promulgation d'un texte réglementaire concernant les titres de propriété foncière relevant des terres " Arch ", la création de nouveaux périmètres agricoles dans les différentes communes de la wilaya, et la préservation du patrimoine de la partie ancienne de la ville de Laghouat, par l'inscription d'opérations de restauration et de réhabilitation . D'autre part et devant le siège de la wilaya de Ghardaïa, une centaine de jeunes chômeurs a observé lundi dernier un sit-in pour exiger des autorités compétentes d'honorer les promesses du Premier ministre relatives à l'emploi. Les protestataires ont exigé, entre autres, le départ du directeur de l'emploi et du responsable de l'antenne de l'agence de l'emploi de Ghardaïa accusés d'incompétence et de corruption". Hier et au moment où on mettait sous presse, on évoquait une probable manifestation des jeunes chômeurs à Oued Souf. C'est dire que ce "phénomène " se propage dans le sud du pays et il faudrait donc prendre les dispositions nécessaires afin de trouver des solutions aux problèmes posés par les protestataires bien évidement dans le strict respect des lois et règlements de la République. Faut -il pour cela rappeler également que la création d'emplois permanents dans les différentes entreprises administratives est régie par des règles et des textes réglementaires portant sur le principe d'égalité, consacré par l'article 51 de la Constitution et dans les dispositions de l'article 74 de l'ordonnance du 15 juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique. Et c'est dans cette optique que le ministre du Travail, de l'emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, avait affirmé, il y a trois jours, que la lutte contre le chômage "ne doit pas reposer sur la Fonction publique mais sur l'économie qui encourage l'investissement créateur de richesses et, partant, d'emplois. Pour ce faire, le gouvernement a adopté plusieurs mesures et politiques pour la promotion de l'emploi et la lutte contre le chômage sur la base d'une économie productive et à travers l'encouragement des investissements créateurs d'emplois, ainsi que par des mécanismes publics et autres dispositifs d'emploi de nature à accompagner les jeunes. Dans ce cadre le ministre a cité certains grands investissements qui ont favorisé la création d'emplois dans différents secteurs notamment le bâtiment et travaux publics, l'agriculture et l'industrie. Il a déploré a cet égard "le déficit" de la main-d uvre qualifiée, souvent à l'origine de l'arrêt de certains projets. Le ministre a rappelé l'importance de l'instruction du Premier ministre concernant la gestion de l'emploi dans les wilayas du Sud. Cette instruction, a estimé le ministre, vise à garantir un accès équitable à l'emploi notamment en faveur des jeunes.Il a cité certaines mesures coercitives, en cas de non-conformité à l'instruction du Premier ministre, dont le retrait du registre du commerce, le recours à la justice, notamment contre les sociétés du sud du pays disposant d'un potentiel en matière d'emploi.
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