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Budget de campagne de l'Alliance verte, du FFS et du PST



Budget de campagne de l'Alliance verte, du FFS et du PST
La campagne pour les législatives du 10 mai mobilise des milliards de centimes en publicité (impression de programmes électoraux, affiches, flyers, tracts, etc.). Mais c'est une campagne disproportionnée et inégale, car elle met en compétitions des partis et des listes de candidats qui ne disposent pas des mêmes moyens financiers.
L'Alliance verte : une campagne à l'américaine
Créée au début de l'année en cours, l'Alliance verte qui regroupe 3 partis de la mouvance islamiste (MSP, Ennahda et Al Islah) ambitionne de décrocher, au moins, 120 sièges dans la future assemblée. Pour cela, elle a mobilisé de gros moyens financiers pour mener campagne.
Le budget préliminaire dégagé par l'Alliance verte est de l'ordre de 2,5 milliards de centimes. Une enveloppe appelée à être revue à la hausse (entre 30 à 40 %) selon Kamel Mida, le responsable de la communication et des médias de l'Alliance verte, qui s'attend à des frais d'hébergement, de déplacement et de restauration supplémentaires le jour du vote, durant lequel l'Alliance entend mobiliser au maximum ses troupes et ses sympathisants pour superviser le déroulement du scrutin, notamment le dépouillement.
Ce budget primaire, en quelque sorte, a servi, jusqu'à présent, à imprimer des centaines de milliers de documents (le programme électoral, des affiches, des flyers, tracts, etc.). Le même budget sert également à couvrir les frais de gestion de la caravane nationale de l'Alliance (un bus aux couleurs du mouvement qui transporte les membres du comité de campagne et les journalistes), qui sillonne le pays, suivant le programme de campagne nationale du mouvement. à ce budget préliminaire dégagé au niveau central, il faut ajouter les montants dégagés au niveau local pour assurer la publicité des listes de candidats et toutes les dépenses relatives. Ces budgets de wilaya se situent entre 100 millions et 1 milliard de centimes, en fonction du nombre de sièges prévus.
Le FFS : un budget confidentiel '
Le parti du Front des forces socialistes (FFS), qui a habitué sa base militante au boycott, est l'invité surprise des législatives du 10 mai. Ce mouvement aborde la campagne avec un slogan des plus inattendus 'Qom tara ' lève-toi pour voir' emprunté au répertoire musical andalou et un budget inconnu.
Chafâa Bouaiche, le secrétaire national du parti à l'information, n'a pas jugé utile de nous communiquer le montant mobilisé par son mouvement pour financer la campagne de ses 45 listes engagées dans la course au parlement. Sa réponse a été des plus laconiques : 'Le FFS est un parti qui fonctionne avec les cotisations de ses militants et les dons des sympathisants. Le parti n'est pas subventionné par l'état en raison de son absence au parlement.' J'ai beau essayé d'en savoir plus sur le budget de campagne du parti et sa répartition, mais en vain. 'Nous n'avons pas des milliards pour répartir le budget. Chaque fédération (l'équivalent de bureau de wilaya) du parti prend en charge les frais et les supports de la campagne', a rétorqué le représentant du FFS.
Le PST : 50 millions de centimes pour faire campagne !
Si le budget de campagne du parti de Hocine Aït Ahmed demeure encore inconnu, celui du Parti socialistes des travailleurs (PST) s'élève à 50 millions de centimes (500 000 DA). C'est probablement le plus petit budget de la campagne pour ces législatives.
à titre de comparaison, le budget de l'autre parti des travailleurs en course pour les législatives du 10 mai, le PT de Louisa Hanoune, avec lequel le PST partage le combat pour les droits des classes laborieuses, s'élève à 4 milliards de centimes (40 millions de dinars). Un budget qui a servi, notamment, à imprimer 3 millions de programmes et 200 000 affiches, etc. Pour revenir au budget du PST, il est 'financé exclusivement par les cotisations des militants et les souscriptions des citoyens, essentiellement des salariés', a déclaré Samir Larabi, représentant du parti, qui a tenu à souligner que son mouvement 'n'a bénéficié d'aucune subvention depuis 1991'. L'enveloppe dégagée a permis au parti d'imprimer une affiche nationale à 12 000 exemplaires, pour appuyer la campagne de ses 6 listes (Béjaïa, Tipasa, Batna, El-Oued, Laghouat et Tlemcen) engagées dans la course. Elle servira également à couvrir les frais de campagne (bons d'essence pour les déplacements, connexion internet, photocopies, restauration des militants, etc.). Pour les affiches locales, le parti du nouveau secrétaire général Mahmoud Rachedi s'est limité, faute de moyens, à imprimer une seule affiche par liste de candidats. Ces affiches ont servi par la suite à faire des photocopies au format A3 et en noir et blanc pour les besoins de l'affichage. Par ailleurs, le PST n'a pas exigé de ses candidats aux législatives une quelconque contribution financière spéciale, 'ces derniers, assure Samir Larabi, cotisent au même titre que les militants'.
Lyes Redaoui


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