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Brèves du Centre



Brèves du Centre
RENTREE SCOLAIRE À BEJAIA
Pression sur le cycle secondaire
195 174 élèves ont rejoint, hier, leurs établissements scolaires à Béjaïa, selon les chiffres de la direction de l'éducation. Pour cette année, une augmentation sensible des effectifs du cycle secondaire est à relever. Elle est due à la convergence des classes qui ont achevé le cycle moyen de l'ancien système et celles du même cycle, issues du nouveau système, résultat de la reforme scolaire décidée par la tutelle en 2003. Une hausse de plus de 5000 élèves par rapport à l'année passée et qui ne manquera pas de susciter quelques appréhensions des parents d'élèves pour cause du déficit en moyens matériels et de structures scolaires. D'ailleurs et pour pallier à cette éventualité, les responsables du secteur ont procédé à l'ouverture de quelques annexes de lycées dans certaines régions et des lycées renforcés par la construction de nouvelles classes. Quelques écoles primaires seront également affectées pour résorber le surplus d'élèves dans le cycle secondaire. Des annexes de lycées sont prévues à cet effet à Feraoun, Aït Smaïl et Beni Ksila où les habitants de la localité ont procédé la semaine passée à la fermeture de la RN24 durant deux jours pour justement interpeller les pouvoirs publics sur le retard accusé dans l'ouverture d'une annexe dans la région. S'agissant des élèves du secondaire de la localité d'Ath M'likech, ils rejoindront cette année le nouveau lycée implanté dans la région et qui sera opérationnel dès cette rentrée scolaire. Pour l'encadrement pédagogique à Béjaïa cette année, ils seront 2 561 PES, 4 590 PEM et 4 663 IEP à assurer la scolarité des élèves. A noter que la wilaya de Béjaïa qui compte 557 écoles primaires, 153 CEM et 52 lycées, accueillera, cette année, quelque 84 890 élèves au cycle primaire, 66 069 au cycle moyen et 44 071 élèves au cycle secondaire. 12 100 nouveaux élèves rejoindront l'école pour la première fois.
H. K
LAGHOUAT
Les Harzlis célèbrent leur 'tâam''
C'est dans une atmosphère festive que les citoyens de la commune de Hassi Dellâa, région à plus forte concentration du arch des H'razlya, distante d'environ 130 km au sud-est de Laghouat, relevant administrativement de la daïra de Hassi R'mel, ont célébré, jeudi passé, la fête annuelle en l'honneur du saint cheikh Sidi Ahmed Ben Harzellah. Elle a consisté à offrir tâam (couscous) aux citoyens ainsi qu'aux invités. Tâam n'est autre que le couscous, plat berbère découvert durant le seizième siècle et répandu dans les pays d'Afrique du Nord. Une énorme khaima a été érigée sur la place publique. Le rendez-vous a suscité, comme chaque année, un intérêt tout à fait particulier comme en témoigne l'afflux constaté sur site. En effet, visiblement, le nombre des invités et participants dépasse trois mille personnes, totalement prises en charge par les donateurs et par la générosité et l'hospitalité propres aux gens du Sud. Depuis le début du XVIe siècle, chaque année à Hassi Dellâa, une fête (tâam) est programmée après la moisson. Ce rite est caractérisé par la commémoration et la réactualisation d'une expérience sacralisée par les Harzlis. Sa vocation, nous confie un sexagénaire autochtone, est d'assurer à l'événement célébré la pérennité qui se traduit par la répétition. Cette occasion est consacrée à la récitation des versets du Coran et de la poésie. Près de 100 talebs se sont relayés pour psalmodier les versets, marqués de temps à autre par des pauses où de succulents plats de couscous garnis de viande leur sont servis ainsi que du thé à la menthe, agrémenté de gâteaux traditionnels. Le tout servi même aux passants. Aussi, différentes troupes folkloriques et la fantasia ont égayé la principale place publique de la commune où le rythme saccadé et envoûtant du bendir a plongé les danseurs, habillés pour la circonstance de gandoura, vers une sorte de transe avec le balancement du corps de l'avant vers l'arrière qui semble faire fusion avec le divin. La fête du saint cheikh Sidi Ahmed Ben Harzellah ponctue les événements cycliques, marque le cycle de la vie agricole, la moisson où l'union et l'entraide et la tolérance sont de mise chez les Harzlis.
B.A
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