
HASSI DELLÂA (LAGHOUAT): L'évacuation d'un malade est subordonnée à l'autorisation du P/APCLes prestations sanitaires ont connu ces dernières années à Laghouat une nette et sensible évolution, en témoigne l'introduction et l'ouverture de plusieurs spécialités et services dont l'absence obligeait autrefois les malades à se déplacer vers d'autres wilayas limitrophes. Cependant, un simple tour au niveau de quelques infrastructures de santé laisse transparaître toute la réalité. En effet, au niveau des centres de soins réalisés à coups de milliards de centimes dans les communes, la population ne cesse d'exiger le minimum. C'est au niveau des communes rurales que les villageois souffrent de plus en plus du manque de prise en charge. C'est le cas de la commune de Hassi Dellâa, 100 km au sud de Laghouat, qui semble loin d'assurer des prestations sanitaires satisfaisantes aux malades, notamment ceux nécessitant une évacuation d'urgence à l'hôpital Ahmida-Ben-Adjila de Laghouat. En effet, dans cette commune de 15 000 âmes, "le patient doit s'armer de beaucoup de patience avant qu'il soit transféré par ses proches à Laghouat. Pourtant, la polyclinique dispose de trois ambulances", nous confient les citoyens. Renseignement pris, la troisième ambulance, toute neuve, de marque Nissan 4x4, est immobilisée dans le parc communal, et sa mise en service est subordonnée au "bon vouloir" du P/APC, nous dit-on. Ainsi, en dépit de la gravité et de l'urgence des cas notamment des parturientes, on est contraint de recueillir, par téléphone, l'autorisation du P/APC, pour transporter le malade. Etant résidant à Laghouat contrairement à l'obligation légale prévue par l'article 63 du code communal, le temps d'attente dépasse souvent la demi-journée lorsque le demandeur n'essuie pas un refus catégorique. "Le temps de mourir 20 fois", ironise un citoyen avant d'ajouter que les jours fériés, jour de repos du maire, "on n'a pas intérêt à le déranger . Dans ce cas, ces malades ou leurs parents sont contraints de faire le trajet Hassi Dellâa-Laghouat dans un véhicule privé, à leurs risques et périls, c'est-à-dire sans assistance médicale. Quant aux sorties de l'équipe mobile programmées par l'établissement public de la santé de proximité (EPSP), celles-ci sont tout simplement annulées faute d'ambulance. Un moyen, et pas des moindres, qui continue indéfiniment, à être cloué au sol du parc communal. Ainsi, les citoyens habitant les contrées reculées et enclavées sont privés du droit à la santé.BOUHAMAM AREZKIM'Sila : Les villageois de Mohamed-Seddik-Benyahia montent au créneauLes villageois de Mohamed-Seddik-Benyahia, dans la commune d'Ouled Sidi Brahim, 56 km au sud de M'sila, ont procédé, avant-hier, à la fermeture de la RN08 reliant Alger à Boussaâda. Ces villageois ont protesté contre le retard accumulé dans le branchement de leur village au gaz naturel. Tôt la matinée, une centaine de villageois ont barricadé la voie, usant de pneus et de troncs d'arbres. Les usagers étaient contraints à patienter ou faire un détour. Par ailleurs, les villageois réclament aussi, la réfection de la route qui mène à leur village. "Nous refusons cette omission dont nous avons fait l'objet dans ce programme de raccordement au gaz de ville", rappelait un manifestant.Chabane BOUARISSANomAdresse email
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Régionale
Source : www.liberte-algerie.com