Laghouat - A la une

Belle opération pour la promotion du tourisme saharien



Belle opération pour la promotion du tourisme saharien
Le départ donné à l'hôtel Aurassi est suivi d'un petit tour effectué dans les quartiers d'Alger pour permettre aux participants étrangers et aux Algériens établis en Europe d'avoir un aperçu sur la vie et les transformations opérées dans la capitale. Les nombreux embouteillages constatés sur ces tronçons ont eu l'effet de rapprochement entre la population algéroise et le raid. Pas de grands changements sur la route jusqu'à l'entame des fameuses gorges de la Chiffa dans la ville de Médéa où les visiteurs découvrent la beauté et l'immensité de ces montagnes qui disent beaucoup sur la richesse de ce parc en ressources animalière, végétale, hydrique.Confortés par l'air frais qui se dégage dans cet endroit, les touristes n'ont pas manqué de constater l'apparition des ponts géants en béton servant de dédoublement de la RN-1 ou la Transsaharienne. Le projet semble bien avancer étant donné qu'une bonne partie de ces gros ?uvres sur une longue distance sont presque finalisés. « Faute de rails, ce projet aura certainement un impact sur la vie économique », s'accordent-ils à dire, pendant que d'autres ont exprimé leurs « inquiétudes quant à l'emprunt, plus tard, de cette route où l'automobiliste se sentira suspendu entre terre et ciel ».Les chantiers de la réhabilitation de cette route se succèdent et donnent lieu à de multiples déviations mais aussi à de nombreux bouchons. La beauté et le calme qui caractérisent ces régions amènent les automobilistes à évoquer la préservation de l'environnement. « Peut-on imaginer tous ces beaux espaces sans ces sacs noirs qui traînent partout ' », s'interroge Ahmed Hamdaoui. « Oui, c'est possible », répond Nabil, responsable du cortège. « La politique de récupération du plastique commence à donner ses fruits. Nous supplions les gens pour qu'ils récupèrent tous ces déchets afin de procéder à leur transformation. Ça marche bien là ou des unités de transformation ont été créées en attendant qu'elle soit généralisée », a-t-il expliqué. La première pause-déjeuner a été décidée à la sortie de Médéa sous l'ombre d'une petite forêt. Déjeuner, café et thé ont été servis aux automobilistes avant de reprendre la route.Sur les traces des peintures rupestres et de l'artisanatLe cortège s'est arrêté à Djelfa pour passer la nuit à « l'Emir », un hôtel privé où le service et l'accueil chaleureux sont visibles sur le visage de son personnel. Dans cette ville, plusieurs projets de petits hô-tels sont en construction afin de répondre à la demande croissante en termes de capacités d'hébergement. Pour cette deuxième partie du raid, le cortège marque son premier arrêt à la « Roche des pi- geons » (gharet Lahmam). Pas possible de rater l'occasion pour prendre de belles photos où la roche jaunâtre arrosée de quelques grains de sable font la beauté du site. Invités à emprunter une belle piste, les visiteurs se retrouvent face à un beau tableau de gravures rupestres où des écrits en tifinagh et des dessins de forme d'animaux sont encore vivants. Plus loin, ce sont des gravures en hébreu, légèrement visibles, qui résistent encore à l'érosion.Arrivé à Laghouat, le cortège se dirige vers la maison de la culture pour visiter une exposition des produits artisanaux de la région. Les toiles confectionnées à base de 37 couleurs de sable découvert dans la région, celles confectionnées de techniques de coton compressé, en bois, le célèbre tapis de Djebel Ammour suspendus sur les murs du hall les fascinent. Dans les ateliers de la couture, de la tapisserie, de la cuisine, les visiteurs ont eu un aperçu sur les traditions de la région mais aussi sur les efforts fournis pour la préservation de ce patrimoine ancestral. « La formation sert à améliorer la qualité des produits artisanaux dont le tapis qui reste un élément phare de notre culture », a indiqué Abderrahmane Khirani, responsable de la maison de l'artisanat. Cette ville comprend 13 000 artisans qui continuent de produire. Laghouat est également riche en sites touristiques. Le Palais de « Kordane » à Ain Madi est l'une des destinations les plus prisées par les touristes. Toute l'histoire de la zaouia Tidjania durant la période coloniale et de son chef qui a épousé Aurélie Picard à qui il a construit ce beau palais suscite la curiosité des touristes qui s'intéressent à tous les détails de leur vie dans cette localité, devenue un lieu de pèlerinage à des millions de fidèles.« C'est un site d'une importante valeur patrimoniale et touristique. Des millions de personnes arrivent de plusieurs pays pour faire leur pèlerinage dans ce lieu. Il n'y a pas de période précise pour cela. C'est aussi l'occasion, pour elles de revisiter cette période et cette histoire », a précisé Harzellah Hchachna, inspecteur divisionnaire à la direction de l'artisanat à Laghouat. Sur ce site, des objets remontant à cette époque sont encore exposés aux visiteurs. Pris en charge par la zaouia Tidjania, ce monument connaît un début de dégradation en attendant une opération de restauration. Les nombreux touristes arrivant sur ce lieu sont accueillis dans une résidence locale. La ville d'« El Ghaicha » est un autre site touristique qui fait partie des circuits proposés par les agences de voyages. C'est là que se trouve la fameuse gravure rupestre retraçant une mère éléphante en train de protéger son petit, prise comme slogan officiel de l'Unicef en 1986. Cette région est également célèbre pour ses nombreuses fontaines d'eau douce. D'autres gravures rupestres se trouvent aussi à Sidi Mekhlouf où plusieurs sites et aires de jeu ont été aménagés récemment pour permettre aux visiteurs et aux familles de passer des moments de détente et de loisirs. A la commune de Hassi Delaa, les touristes peuvent se diriger au cratère de « Madna ». Outre les ksours d'Aflou, « El Qaada », siège du commandement de l'ALN préserve encore son mystère étant donné que sans un guide imprégné des lieux, il est impossible au visiteur de reconnaître son chemin pour le retour au milieu de ces montagnes géantes qui s'étendent jusqu'aux wilayas limitrophes. Le fort Morand, situé au centre-ville de Laghouat était un hôpital à l'époque coloniale transformé en siège de l'Office national du parc de l'Atlas. Le tourisme scientifique a du succès dans cette région où les universitaires effectuent des circuits pour des travaux de recherche sur les sites du patrimoine et de l'histoire dans cette région.La Vallée du M'zab et ses mystères !Après une nuit douce au camping Caravane Sérail situé à la palmeraie de Béni Izguen où les visiteurs ont dégusté un bon plat de soupe accompagné de Sfiria pour bien résister au froid qui sévit sur la région, les raideurs ont été émerveillés par l'architecture du vieux marché du centre-ville où ils ont acheté diverses tenues vestimentaires, bijoux, dattes, épices, et autres objets artisanaux. Impossible de quitter ce lieu sans constater les boutiques exposant le célèbre tapis du M'zab, qui continue de susciter l'inquiétude des artisans. Collectionneur de tapis datant de 1950 à 1980, Boual préserve soigneusement 13 anciennes pièces qu'il utilise, aujourd'hui, comme modèle servant à la confection de nouveaux tapis. « Nous avons préservé les mêmes motifs et procédé au changement des couleurs en introduisant d'autres nuances », a-t-il dit. Les évènements tragiques qu'a connus la vallée du M'zab ces trois dernières années ont eu un effet négatif sur l'activité touristique dans la région. Un cri de détresse est lancé par ces artisans pour une relance urgente de cette activité. « Nous demandons aux pouvoirs publics de mettre en place les conditions idoines pour relancer le tourisme afin de pouvoir reprendre notre activité et faire renaître notre patrimoine ». Durant cette période sèche, cet artisan a retiré ses tapis du magasin « faute d'activité et de touristes ». Selon lui, l'activité de tissage a reçu un « coup dur » et les femmes ne trouvent plus « aucune motivation » pour s'investir dans ce créneau. « A qui vendre ces tapis en manque de touristes ' », s'est-il interrogé. En ce début de saison touristique, les prémices d'une relance ne sont toujours pas visibles. « Nous avons besoin d'une grande animation touristique et artistique en ville pour voir le célèbre marché de Ghardaïa reprendre son dynamisme », estime-t-il. Il assure que « la sécurité a été totalement rétablie dans la vallée du M'zab qui ne connaît plus aucun problème ni conflit, et les services de sécurité sont présents partout pour le maintien de l'ordre ». Les artisans algériens se préparent pour prendre part à une grande manifestation internationale culturelle prévue, prochainement, à Dubaï. « Nous allons affronter la forte concurrence du tapis iranien où les artisans confectionnent des tapis de différents formats et couleurs, ce qui n'est pas le cas en Algérie, où le tapis préserve ses dimensions anciennes de 20 cm sur 15 jusqu'à 4m sur 2m. Nous n'avons pas de tapis ovale ou rond étant donné que nos machines à tisser ne sont pas adaptées à ce genre de tapis, en plus du fait que cela ne fait pas partie de notre culture. Le tapis ne s'est pas développé chez nous en l'absence d'une véritable politique d'encouragement. D'ail-leurs, certains tapis comme celui de Tlemcen ont carrément disparu. A Ghardaïa, c'est grâce à la volonté des particuliers que cela tient encore », a-t-il indiqué. On apprend aussi la réalisation prochaine d'un nouveau projet de pôle commercial à Ghardaia. L'assiette de cette infrastructure est située entre les communes de Bouhraoua et Oued Nechou. « Il est question de réaliser un carrefour commercial susceptible d'abriter toutes les activités commerciales destinées au Grand Sud », a expliqué Mustapha Siou Siou, président du bureau de l'UGCAA de Ghardaïa. Le projet est en cours d'étude. Le mausolée de Sidi Brahim à El Atteuf est un lieu incontournable pour toute personne qui veut visiter la vallée du M'zab. Ce mausolée du cheikh, originaire d'El Bayadh, attire des milliers de personnes qui viennent accomplir le rituel religieux, lieu de prière et spiritualité où a été enterré le Saint. Les visiteurs ont également pris connaissance du lieu qui a inspiré de nombreux architectes dont Le Corbusier dans la réalisation de la chapelle de Ronchamp. Les reflets des lumières du coucher et de la levée du soleil, la préservation de la chaleur et de la fraîcheur à l'intérieur de ce lieu fait en piliers blancs et de petites pièces dédiées à la prière sont les secrets de ce bijoux architectural. A Beni Izguen, la vie, les traditions, les pratiques, et l'architecture de la population ibadite ont été largement exposées aux visiteurs, séduits par ce mode de vie qu'ils pensaient disparu. Le séjour s'est terminé par une soirée artistique inoubliable qui a permis aux raideurs de connaître les styles musicaux de la région.Plongée dans le désert...Sur la route vers El Ménéa, (340 km plus loin), les raideurs ont eu un aperçu sur l'hospitalité et la spontanéité des habitants du Sud lorsque la caravane a marqué sa pause-déjeuner à Hassi Lafhel à proximité d'une ferme agricole. Le portail s'ouvre, les employés prennent attache avec les organisateurs qui leur expliquent le but de cet arrêt et voilà que les portes sont grandes ouvertes pour accueillir tout le monde. Outre l'espace réservé pour l'installation du camion cuisine et des voitures, une salle et un grand hall sont mis à la disposition des participants pour les mettre à l'aise. Le propriétaire de cette ferme songe, depuis longtemps, à aménager un espace camping à l'intérieur de la ferme pour accueillir les visiteurs de passage dans cette région. Il veut aussi développer quelques activités de loisirs afin de leur permettre de passer un agréable séjour. Une idée qui va se concrétiser prochainement grâce à un partenariat avec M'zab Tours. L'apparition des premières belles dunes d'El Ménéa fascinent les visiteurs qui s'arrêtent pour contempler ce beau tableau. L'approche du moment du coucher du soleil met ses touches royales sur cette merveille. Un autre arrêt est marqué à l'entrée d'El Ménéa pour mieux contempler cette palmeraie dense et riche. La nuit passée à l'hôtel El Boustane a fait oublier aux connaisseurs qu'ils étaient dans le Sud algérien. Rénovée totalement et ouverte en juin dernier, cette infrastructure qui dépend désormais de la chaîne El Aurassi, est un petit bijou qui va changer l'image et l'idée que se fait le commun des mortels sur les structures d'hébergement dans le Sud. Architecture mise en valeur, décor adéquat et adapté au Sud, équipement moderne avec des touches traditionnelles, piscine, espaces de détente et salons en plein air, c'est l'endroit idéal pour se reposer du voyage qui commence à se faire long. Le circuit touristique à El Goléa a porté sur une virée vers le musée de la ville pour prendre connaissance de l'ancienneté et des richesses de cette terre, le vieux Ksar et enfin le lac salé. Si la vue superbe et dominante qu'a eu toute personne ayant emprunté le Ksar jusqu'au sommet a marqué les raideurs, il est quand même triste de constater l'état de délabrement et de saleté qui caractérise ce patrimoine laissé à l'abandon pour se transformer en un lieu de débauche. La route vers In Salah (340 km) est longue mais agréable. Après la contemplation des immen-ses dunes jaunes et marron, la pause-déjeuner a été organisée dans une piste sur le plateau de Tadmaït. La couleur sombre égayée par les rayons d'un soleil brillant sur ce plateau est un autre décor naturel qui émerveille les visiteurs. Les quelques gouttes de pluie qui se sont abattues en cet après-midi préparent déjà les visiteurs à un éventuel changement de temps au cours des prochains jours. La vue panoramique d'« In Hadabat El Hadjadj » a subjugué les visiteurs qui se sont précipités vers toutes les directions pour prendre le maximum de photos sur ce site magique.L'inoubliable HoggarArrivée à In Salah, la caravane se dirige vers l'hôtel « Tidekelt », la seule structure d'hébergement dans cette wilaya déléguée. En pleins travaux de rénovation, l'hôtel a, tout de même, consacré un palier aux visiteurs de cette ville. Un palier qui donne un aperçu sur les beaux travaux de rénovation effectués par une entreprise de réalisation algérienne. « Il ne reste plus qu'à installer une partie des équipements dans les chambres et à brancher le réseau d'assainissement. L'hôtel est fermé pour sa deuxième phase de rénovation qui touchera le reste des chambres, la réception, le bloc administratif et le restaurant. Il sera réceptionné en mai prochain », a indiqué Hamou Ouyahia, PDG du groupe CET Tahat.La route vers Tamanrasset (600 km) s'étire au milieu de ce vaste désert. En dehors de deux stations de pompage et de la station d'essence située à 100 km d'In Salah, le passager sur ce tronçon ne risque pas rencontrer ni un arbre, ni un abri, ni une boutique, ni une aire de repos jusqu'aux gorges d'Arak, distantes de 300 km. L'alternance des paysages féeriques entre dunes de sable et roches rocailleuses fait la beauté de ce tronçon même si elle est loin de pouvoir faire oublier la fatigue du trajet. Juste avant d'entamer les gorges d'Arak, une merveille incontestable où résiste encore un fort datant de l'ère colonial surgit.On quitte la région de Tidekelt pour pénétrer dans le massif du Hoggar. Les dunes de M'hidjbet au massif Tassili Imider marquent la frontière sud avec le Mali. Une pause s'impose à la montagne de Taourirt à Inker pour parler des essais nucléaires français dans la région. « Les dégâts occasionnés par ces essais sont encore visibles dans cette ville. La clôture faite sur ce site a aggravé la situation vu que, par inconscience, les passants pillent les plaques métalliques pour fabriquer de la vaisselle alors qu'elles comportent des radiations nucléaires », a expliqué Ahmed Hamdaoui, guide touristique à Tam. Le premier campement a été installé à Moulay Lahcen (250 km de Tam) où les raideurs ont passé la nuit à la belle étoile. Le froid tant redouté par ces touristes n'était pas au rendez-vous ce soir-là. La nuit fut courte. Les raideurs n'ont pas eu le temps de s'ennuyer. Les relations tissées entre les membres du groupe ont donné lieu à de longues parties de jeu et à des soirées dansantes.Arrivés à Tamanrasset en milieu de journée, les raideurs ont eu droit à un après-midi off où ils se sont promenés dans la ville et visiter une manifestation culturelle ou les chameaux des touaregs étaient les invités surprise. Le lendemain, un beau voyage vers le sommet de l'Assekrem a été organisé pour épater les touristes. Le paysage lunaire, le couché et levée de soleil mondialement connu ont eu un effet magique sur ces touristes qui ont eu l'impression d'être dans un beau rêve.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)