Le Salon de l'Ansej et de la Cnac a eu lieu les 4 et 6 juillet derniers au Palais des sports de Bab Essebt. Ainsi, une dizaine de promoteurs, ayant concrétisé leur projet via ces deux dispositifs d'emploi (Cnac et Ansej), ont exposé leurs différents produits.«Je me suis spécialisée dans la cosmétique naturelle. Je demande une seule chose, plus de souplesse de la part des banques, soit un calendrier de remboursement plus espacé. La date officielle concernant le lancement de mon activité et la date effective ne sont pas les mêmes, à cause de plusieurs facteurs bureaucratiques. Mais les banques prennent en considération la date officielle, chose qui rend le remboursement difficile», déplore la gérante de l'établissement Romana, un laboratoire spécialisé dans la cosmétologie.
Une autre exposante a fait découvrir aux visiteurs des engrais bio fabriqués par ses soins. «Malheureusement, on n'est pas encouragés alors que la tendance mondiale va vers les produits bio», regrette-t-elle. Au salon, il y avait aussi des femmes qui se sont lancées dans la couture et le textile. Un créneau en déclin à cause de la concurrence des produits importés de Chine.
«On souhaite avoir des conventions avec des établissements et administrations publics, car écouler nos produits sur le marché n'est pas chose évidente», déclarent-elles. Certains visiteurs de ce Salon ont voulu savoir si les mesures prises par le Premier ministre, concernant les intérêts bancaires, sont entrées en vigueur ou pas encore.
Qu'en est-il des mesures Sellal '
Le discours commun parle malencontreusement d'octroi de crédits bancaires sans intérêt aux promoteurs (Ansej et Cnac), en lieu et place de bonification des taux d'intérêt à 100% des crédits bancaires. La différence est de taille, du moins chez les économistes et les banquiers. Le crédit bancaire sans intérêt suppose que la banque prêteuse n'applique aucun taux d'intérêt. Par contre, dans le cadre d'une bonification des taux d'intérêt des crédits bancaires, la banque prêteuse applique le taux d'intérêt en vigueur (5,75%) et celui-ci est pris en charge par le Trésor, à concurrence de la bonification.
En attendant la généralisation de celle-ci à travers le territoire national, annonce faite par le Premier ministre lors de sa visite à Laghouat, les textes d'application promulgués à ce sujet au Journal officiel n° 19 du 17 avril 2013 font foi. Ils énoncent, sans équivoque, que les investissements des promoteurs (Ansej et Cnac) situés dans les wilayas d'Adrar, Tindouf, Ghardaïa, Biskra, Béchar, Laghouat, Ouargla, Illizi, Tamanrasset et El Oued, sont bonifiés à 100% du taux débiteur appliqué par les banques et les établissements financiers.
A ajouter que les investissements réalisés par cette catégorie de promoteurs et situés dans les wilayas des Hauts-Plateaux sont bonifiés à 95% dans les secteurs de l'agriculture, de la pêche et du bâtiment, des travaux publics, de l'hydraulique, ainsi que de l'industrie de transformation et à 80% dans les autres secteurs d'activité. Enfin, les investissements réalisés par cette même catégorie de promoteurs dans les wilayas du Nord sont bonifiés à 80%, dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche, du bâtiment, des travaux publics et de l'hydraulique, ainsi que de l'industrie de transformation, et à 60% dans les autres secteurs d'activité.
La généralisation effective de bonification des taux d'intérêt à 100% des crédits bancaires, alloués dans le cadre des dispositifs de l'emploi, est prévue pour la rentrée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Benzerga
Source : www.elwatan.com