Laghouat - A la une

Ali Chaâr s'en est allé



Par Med Boubetra
J'ai appris de mon ami Mourad, que notre père, Ali Chaar, était malade et avions convenu d'un commun accord de lui rendre visite. Malheureusement, la faucheuse est passée par là avant même que nous fixions, d'un commun accord, la date à laquelle nous nous déplacerons en son domicile, qui se situe à quelques encablures de chez nous. Quand il était encore sur pied, il n'y a pas si longtemps, tous les matins, il nous rendait visite pour converser avec nous avec la particularité de construire son propre idiolecte. Le visage hiératique, il ne passait pas inaperçu quand les habitants de Belouizdad le saluaient avec révérence. Avant de nous quitter pour aller comme d'habitude faire le tour du marché Tnache, situé dans une rue adjacente à la nôtre, il s'enquiert d'un jeune homme, issu d'une famille dont tous les membres sont décédés. Depuis lors, indigent et convulsif, Ammi Ali l'avait perdu de vue comme nous tous d'ailleurs. Aux dernières nouvelles rapportées par un ami du quartier, ayant élu résidence dans le Sud algérien après sa mise à la retraite par une entreprise locale, il l'a aperçu du côté de la ville de Laghouat, sans perdre son habitude d'entourer d'une ficelle les poteaux électriques en acier et en bois, cette manie qui s'apparente à des TOC, . Touché par cette maladie récurrente du jeune homme, Ammi Ali avait envisagé l'idée de le faire suivre par un spécialiste jusqu'à sa guérison totale. Voilà comment nous et plusieurs autres personnes du quartier, voyons sous cet aspect de magnanimité Ammi Ali. Il fut l'un des premiers membres fondateurs du club, le plus actif et le plus entreprenant dans la pérennité du club. Même si aujourd'hui, le grand Chabab de Belouizdad frôle le principe ; la hantise de la relégation qui soulève un vent de panique des supporters, le maintien est entre les mains du onze rouge et blanc; inéluctablement soumis à se surpasser.
Med Boubetra
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