
La visite de travail effectuée par Abdelmalek Boudiaf dans la wilaya de Khenchela a fait couler beaucoup d'encre. Des zones d'ombre ont persisté lors du déplacement du ministre de la Santé dans cette région du pays.Comme nous l'avons déjà donné dans nos précédentes éditions, M. Boudiaf s'est enquis sur place de la situation de ce secteur vital. Si sa tournée s'est déroulée dans l'ensemble sans incident majeur, ce n'est pas le cas pour la visite effectuée au niveau de l'établissement de santé hospitalier (ESH). En premier lieu, les autorités locales parlent d'une visite inopinée du moment qu'elle avait eu lieu à une heure tardive de la nuit, vers 23h environ.Cet état de fait a été rejeté par certains cadres de la santé, indiquant que l'ESH mère et enfant n'était pas au programme du ministre de la Santé. Ces derniers ont expliqué que M. Boudiaf a été contraint de se rendre dans cet hospice à la demande du personnel paramédical, surtout les sages-femmes. Les auteurs de cette demande et par le biais d'un élu ont non seulement réclamé la présence du ministre mais auraient même menacé d'entamer un mouvement de protestation, dans le cas où leur demande ne soit pas prise en considération.Le ministre de la Santé a tenu à se rendre sur les lieux à une heure tardive, que s'est-il réellement passé au niveau de l'ESH ' Selon des sources dignes de foi, les sages-femmes auraient souhaité attiré l'attention de M. Boudiaf sur les problèmes et les difficultés qu'elles rencontrent, entravant la bonne prise en charge des patientes.L'exiguïté de l'établissement à savoir la maternité est l'une des premières préoccupations des sages-femmes et de l'ensemble du personnel. «Nous recevons des patientes des quatre coins du territoire de la wilaya et même des wilayas limitrophes dans un espace qui ne répond plus ni aux normes, aux besoins, à la qualité et ni à la demande», ont indiqué les sages-femmes.Ces dernières ont ajouté qu'elles auraient aimé exposer au ministre le mal qui ronge cet établissement mais sans accusé X ou Y. M. Boudiaf aurait demandé des renseignements et plus particulièrement des statistiques au directeur de la maternité et aurait aperçu des incohérences dans les chiffres chose qui l'aurait agacé. La suite de cette affaire a été relatée par chacun à sa façon où certains ont même déclaré que le directeur de la maternité aurait été suspendu de ses fonctions.Il est de même pour une sage-femme qui également aurait subi la même sanction de sa hiérarchie. Ces informations ont jeté la confusion parmi le personnel de la maternité et surtout des sages-femmes qui ont entamé une procédure de soutien à leur collègue et au directeur. Pour l'instant, aucune décision écrite n'a confirmé ou infirmé ces informations. Seul le directeur avec qui nous avons pris attache nous a répondu qu'il continu d'exercer normalement, indiquant que lui-même est surpris de ces informations.Ecoutons M. Laghrour : «Malgré les quelques problèmes liés à l'infrastructure et le déficit en lits, nous avons réussi à gérer convenablement la maternité et la prise en charge de l'ensemble des malades.» Il n'a pas manqué de nous expliquer que plus de 2 000 femmes ont accouché durant l'année au niveau de la maternité avec zéro évacuation au CHU. L'autre zone d'ombre concerne les graves déclarations de ministre au sujet de la gestion de la santé au niveau de la wilaya de Khenchela.M. Boudiaf a fait savoir que des personnes externes ou étrangères ont mis «main basse» sur la santé à Khenchela. Qualifiant la situation de la santé de catastrophique et de l'ingérence de ces «lobbies», Abdelmalek Boudiaf a même indiqué qu'il est au courant de tout et même de ces personnes mais sans donner de noms. Cela a fait couler beaucoup d'encre et a tenu en haleine les uns et les autres.Qui sont ces personnes et de quelle période faisait allusion le Ministre. Malgré nos efforts, nous n'avons pas pu connaitre l'avis du premier responsable de la santé de la wilaya de Khenchela. «Le DSP est occupé», nous a-t-il répondu à plusieurs reprises. Cependant, nous avons appris d'une sage-femme qui a souhaité garder l'anonymat qu'une réunion est prévue avec leur chef de service à travers laquelle, elles feront connaitre leurs véritables demandes. Affaire à suivre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com