Khenchela - A la une

"Notre mémoire est chez la France"



C'est un véritable pavé dans la mare qu'a lancé le ministre des Moudjahidine. Tayeb Zitouni révèle que 98% de nos archives sont chez la France. «On n'a reçu que 2% des archives nationales que possède la France. 98% restent encore entre leurs mains», a-t-il fait savoir, lors de son passage au forum de la Radio nationale Chaîne I.«L'Algérie ne renoncera pas à ses archives. Elle est déterminée à les retrouver depuis 1830, même en ce qui concerne celles qui sont classées «top secret»», a-t-il ajouté. «Les comités mixtes ont commencé à travailler récemment et nous ne sommes qu'au début des négociations en vue de la reprise de la totalité de nos archives, sans exception», a insisté le ministre qui revient d'un voyage historique à Paris, la première du genre pour un ministre des Moudjahidine.Tayeb Zitouni a aussi tenu à souligner que le ministère des Moudjahidine est le ministère de la mémoire du peuple algérien.Il ne monopolise pas l'Histoire, mais aspire à l'écrire parce que l'écriture de l'histoire réelle de la Révolution algérienne a besoin de toutes les voix de ceux qui ont vécu cette époque, pas seulement des archives, «mais les moudjahidine et les historiens algériens et chercheurs».Tayeb Zitouni est également revenu sur le dossier épineux des essais nucléaires français, pour lui il ne peut pas être isolé de celui des archives et des disparus. «Car, les trois fichiers sont liés et ne peuvent pas être séparés. «On ne peut traiter sérieusement les dossiers des essais nucléaires et des disparus sans recourir aux archives», a-t-il estimé. «Mais cela n'a pas empêché les Algériens et les historiens de se documenter sur les crimes de la France coloniale depuis l'occupation. Par exemple, on a recensé 1212 centres de torture et 1312 tombeaux de martyrs, les plus récemment découverts ont été enregistrés à Khenchela. C'est elle qui accueillera les célébrations officielles de la Journée nationale du martyr, qui correspond au 18 février sous le slogan: «Pour que l'on n'oublie pas nos martyrs», a-t-il conclu.


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