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Une activité moribonde Tourisme local



Une activité moribonde Tourisme local
Le directeur du tourisme a fait, lors d'un récent passage à l'émission « Forum » de la radio Jijel FM, un constat alarmant d'un secteur à l'agonie, avouant que l'activité touristique dans cette wilaya est réduite à la seule saison estivale.
Il va sans dire que cette situation s'est répercutée sur l'activité des hôtels ; leurs personnels sont confrontés à un chômage criard qui ne dit pas son nom durant toute la basse saison. «Des hôtels pied dans l'eau sont complètement vides en hiver», a-t-il déclaré à l'émission. Les statistiques avancées font état de 26 hôtels, dont aucun n'est encore classé, pour un total de 1300 lits. Même avec cette modeste capacité, ces établissements connaissent un taux d'occupation insignifiant. L'activité touristique, si on peut l'appeler ainsi, étant réduite, en dehors de la saison estivale, à de simples randonnées sur la Corniche, des pique-niques au bord de la mer ou à des visites en famille ou en groupes d'amis au parc animalier.
«C'est mort, par rapport à l'été, on chôme; dans les meilleurs des cas nous pouvons compter 10 clients par jour, très souvent nous en avons pas plus de trois», avoue le réceptionniste d'un établissement hôtelier d'un certain standing. Même si les tarifs pratiqués sont loin d'égaler ceux de l'été, la tendance est plutôt à la torpeur. «Ce n'est pas la même saison, les prix ont baissé de moitié et malgré cela il n'y a pas une fréquentation notable», révèle notre interlocuteur. Des chambres avec vue sur mer, demeurent désespérément vides à Kotama, un hôtel pieds dans l'eau, qui ne vit plus qu'au ralenti en cette torpeur hivernale. Avec des tarifs encore plus bas on estime, dans cet hôtel, que l'occupation des lits tourne autour de 3 à 10 clients par jour.
En dépit de la politique de la relance du secteur par le biais des zones d'extension touristique, les fameuses ZET, aucune solution n'a été trouvée à cette léthargie. Pire encore, ces ZET sont considérées comme un obstacle au développement local. Des maires et des responsables locaux se sont retrouvés coincés par l'interdiction de toute construction dans le périmètre des ces zones. Excepté la ZET d'El Aouana, dont le plan a été effectué en attendant son entérinement pour le lancement des aménagements prévus; ailleurs, dans les autres communes, l'élaboration de ces zones reste encore un v'u pieux.
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