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5 286 constructions recensées Habitat précaire



5 286 constructions recensées Habitat précaire
Un total de 5286 habitations précaires ont été recensées à travers la wilaya par les services du logement dans le cadre du programme de résorption de l'habitat précaire.
L'essentiel de ces habitations est dénombré à Jijel, ainsi que les villes d'El Milia et Taher. La commune de moindre importance, allant avec les trois susmentionnées est Ziama Mansouriah, à l'ouest de la wilaya. En dépit des avancées relevées ces dernières années en matière de logement, celui-ci demeure l'une des grandes tares de la wilaya comparativement avec d'autres wilayas où les différents programmes ont relativement mieux marché.
Il faut aussi reconnaître que le problème du foncier est réel dans la région de Jijel, une wilaya à 82% montagneuse; mais le foncier ne peut expliquer à lui seul l'immense retard accusé, bien que là aussi il convient de rappeler la parenthèse des années 1990, quand la wilaya était carrément à l'arrêt. Le parc de logements occupés est passé dans la wilaya de 71 860 en 1998 à 96 889 en 2010, soit une augmentation de 25 029 en 12 ans, dont l'essentiel se trouve à 77% aux chefs-lieux de communes et dans les agglomérations secondaires; les 23% restants concernent la zone éparse.
L'immense retard du secteur de l'habitat dans la wilaya appelle à une réflexion pour dégager des solutions. La rareté de la réserve foncière, notamment au chef-lieu de wilaya doit susciter des interrogations sur la nécessité ou pas de monter plus en hauteur pour rentabiliser les terrains utilisés, particulièrement au niveau de la nouvelle ville administrative, où il paraît clairement qu'on est en train de dilapider le terrain avec des constructions de deux ou trois étages seulement. Un véritable gâchis sur terrain plat déclassé des réserves agricoles !
L'autre interrogation concerne les logements inoccupés qui représentent 19,70% du total des logements, contre une moyenne nationale de 13,90%. Lors du recensement général de la population et de l'habitat de 2008, le nombre de logements inoccupés était de 23 979.
Avec 3 356 et 3 081 les communes de Jijel et d'El Milia comptent 27% de l'ensemble des logements inoccupés. Des logements qui, avec des mesures incitatives peuvent atténuer la crise qui se traduit par une hausse effrénée des prix à la vente et à la location. Ce sont les communes qui ont le plus souffert du terrorisme durant les années 1990, et où l'exode a été le plus important, qui enregistrent le plus grand nombre de logements inhabités. Les taux dans les communes de Selma, Erraguene, Texenna et Bordj T'Har sont respectivement de 84%, 64%, 48% et 40%. Celle de Ziama Mansouriah et El Aouana comptent 39% et 38%. L'essentiel de ces populations est allé grossir celles du chef-lieu de wilaya.
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