Jijel - Revue de Presse

RESSOURCES HYDRIQUES Les nappes font le plein



Les saisonspassent et ne se ressemblent pas. A cet égard, la situation climatique quicaractérise depuis le début du printemps les collines constantinoises est pourle moins exceptionnelle, notamment pour ce qui concerne le régime desprécipitations jugées très profitables pour la végétation adventice et lescultures artificielles.  Le même constat est valable également pourl'ensemble des ressources hydriques qui caractérisent l'environnement natureldans les campagnes.  En effet, l'on nous annonce que les nappesphréatiques ont retrouvé « leur chargement » d'il y a deux décennies, plusparticulièrement dans les vallées du Boumerzoug et du Rhumel où se pratique uneagriculture intensive. De même à la lisière des grands massifs du Chettaba, duMéridj et le sud du Massif Tellien, des sources que l'on croyait taries du faitd'une longue période de sécheresse ont « éclaté et se sont remises à couler ».  Enfin, les retenues d'eau dans la wilaya sontpleines et l'on craint même pour certaines autres, comme les quatre petitsbarrages de Lamblèche où le trop plein risque de créer des brèches. C'estpourquoi la nécessité de faire baisser, par précaution, le plan d'eau, enouvrant les vannes est un recours souvent obligé. Il faut dire que le mois dejanvier et le début de février furent relativement secs, alors que les mois demars et d'avril furent bien arrosés et les premiers jours de mai continuent derecevoir des précipitations sporadiques, intermittentes mais déterminantes pourla végétation et surtout les cultures annuelles (céréales et fourrages) etl'arboriculture partout florissante. Ce n'est pas tant, nous dit-on, « levolume des précipitations qui est déterminant, mais plutôt la période où,celles-ci sont enregistrées. En effet, selon les spécialistes, ce sont les 30mm de pluie d'avril qui sont plus profitables à la végétation que les 60 mmtombés en janvier, pour la simple raison que la température joue ici un rôledéterminant. Or, l'on a noté que bien que le volume des pluies n'est pas plusimportant que la moyenne décennale, les quelque 350 mm enregistrés depuisfévrier « profitent très bien à la végétation dès lors que des températuressupérieures à 7° Celsius donnent leur pleine efficacité à ces pluiesprintanières ».  En ce début de mai, l'on continued'enregistrer des précipitations « orographiques, sous forme d'orages parfoisviolents qui coïncident avec une période critique pour les céréales (au stadede montaison) autorisant de fortes probabilités d'une récolte exceptionnelle deblé et d'autres cultures dites pluviales ». Ce temps pluvieux a également sesinconvénients. L'on nous signale à cet égard que la partie littorale du pays(Skikda, Jijel) l'excès de pluie favorise le développement de maladies comme lemildiou et l'oidium et les rouilles jaunes qui sévissent partout et dont ilfaut suivre l'évolution aussi bien à Constantine qu'à Mila ou Skikda et sepréparer à des traitements préventifs sur les blés tendres notamment. Ceciexpliquant cela, en ce qui concerne l'alimentation en eau potable (AEP ), unenette amélioration est ressentie dans la wilaya de Constantine « surtout aprèsune longue période de privations et de rationnement sévères ».  De l'eau au robinet un jour sur deux et mêmesur trois c'est inespéré nous disent des citoyens enfin délivrés du coltinagedu précieux liquide en jerrican.
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