En plein hiver, le printemps s'installe à la façade maritime de Bordj Echetti. Il s'improvise dans cette fenêtre sur la mer du mythique quartier de Beaumarchais, au nord de la ville de Jijel.Alors que la pandémie du variant Omicron fait rage, les familles ne se dissuadent pas d'y mettre le cap. Avec leurs enfants forcés à un repos scolaire pour cause de cette circonstance sanitaire exceptionnelle, elles l'encombrent pour profiter de ces journées ensoleillées.
Depuis son aménagement, il est devenu l'espace de prédilection des familles, des jeunes, des couples et de toute personne en quête d'un moment d'évasion et de repos.
Face à la mer, la méditation est au rendez-vous. Alors que les enfants encombrent souvent les lieux avec leurs ballons, les parents improvisent à leur tour des séances de remise en question pour oublier les mésententes de la routine quotidienne. Le calme et la quiétude sont au rendez-vous. Le silence aussi.
Face au bleu magistral d'une mer si belle dans son calme légendaire, on déambule. À pas lents, on arpente cette esplanade, devenue le repère d'un lieu d'évasion. Dans un moment d'égarement, c'est encore le coin idéal pour s'en aller dans une pause de silence face à la grande bleue.
Sauf que face aux bruissements des vagues, on n'oublie que le risque sanitaire lié à la propagation rapide du variant Omicron est omniprésent. Et pour cause, les lieux de détente, les parcs et jardins de loisirs sont fermés.
L'heure est pourtant grave avec ce risque, pris au sérieux par les autorités sanitaires. Si l'on excepte ces rares personnes portant une bavette sur leurs visages, l'abandon des réflexes de prévention et de distanciation physique sont au rendez-vous.
"On se comporte comme si de rien n'était", lâche un homme, visiblement ébranlé devant un tel spectacle. L'insouciance des foules est le fait le plus saillant dans cette façade tournée vers la mer. Les jeunes sont encore plus insouciants. Omicron ne les alerte pas.
Pour fructifier leur temps et faire un peu d'argent, certains sautent sur l'aubaine et installent de petites tables pour vendre cacahuètes, bonbons et chocolats. Dans leur insouciance, ils servent les clients déambulant dans cette esplanade.
En dépit de l'alerte sanitaire en vigueur, le spectacle est serein. Il est captivant, sinon. Au-delà du contexte de cette pandémie qui met son cap à l'échelle locale avec son risque d'atteintes et de contaminations dans un tel rassemblement, c'est la ville de Jijel qui en profite pour s'offrir un autre site touristique.
Alors que l'activité du tourisme est en berne en cette basse saison synonyme d'hibernation et de repli, il lui permet de s'attirer des cohortes de visiteurs ravis de pouvoir admirer la splendeur de la mer à partir d'une telle façade.
Beaumarchais pour rester dans l'appellation, dont certains demeurent attachés, peut renaître de ses cendres. Sa façade de Bordj Echetti est l'atout qu'il retrouve pour continuer à contempler le rivage d'une mer qui a fait sa légende.
Tournée vers l'étendue d'une grande bleue qui se déchaîne par moments pour revenir à la raison par d'autres, cette façade est le nouvel atout touristique de Jijel. C'est dans ce site, dans ses rochers, face à ses vagues, en plein hiver comme au printemps, que l'on s'offre des intervalles de solitude et des moments de détente.
En été, c'est encore plus coloré quand ce littoral devient le point de chute des estivants qui ne ratent pour aucun motif qu'il soit le rendez-vous de s'y retrouver, la nuit surtout, dans un tumulte estival exceptionnel.
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com