Pour la campagne des législatives, une ambiance qui en dit long sur la banalisation de la chose politique devenue visiblement l?apanage de gens de tout bord, un candidat n?a pas hésité à mettre, depuis quelques jours, un costume-cravate pour aller sillonner les quatre coins de la ville et annoncer, à qui veut l?entendre, sa candidature à la députation. Plus enclin à donner plus de chance à sa candidature, un autre militant d?un parti n?a pas hésité à joindre à son dossier une motion de soutien de 26 associations de quartiers qui lui ont manifesté leur soutien pour cette échéance électorale. S?appuyant sur l?inusable soutien de la famille révolutionnaire, un autre candidat à la candidature n?a pas trouvé mieux que de s?entourer de quelques moudjahidine et fils de chahid pour aller déposer son dossier au niveau de son parti, cinq ans après avoir raté une candidature. Dans le même contexte, ce sont vingt candidats du FLN qui se sont présentés pour la même cause dans l?espoir d?être retenus par l?instance électorale du parti de Belkhadem qui aura certainement du mal à trancher entre tous ces prétendants dans une ville où le poids électoral a toujours été important dans la wilaya de Jijel. Faisant valoir leur diplôme ou leur parcours militant au sein d?un parti qui n?est plus à vrai dire que l?ombre de lui-même à la faveur de toutes les dissidences qui l?ont secoué, ces derniers sont déjà partis dans une guerre des nerfs pour annoncer chacun par le biais de ses propres relais son arrivée en tête de liste. D?autres, plus sereins dans leur démarche, disent avoir une confiance totale dans les choix du parti et se sont par contre mis à l?écart de ces polémiques en attendant le dernier verdict qui ne fera certainement pas que des heureux. Pendant ce temps, il faut noter ce climat de méfiance de la base électorale. Un sentiment de refus est également perceptible à l?égard des candidats dits «importés». Du côté du RND, on n?a enregistré que deux candidats à la faveur de l?auto-disqualification de certains militants qui ont été mis au tapis par de précédents échecs électoraux. La voie royale est maintenant ouverte à l?un de ces deux candidats pour défendre les chances de ce parti dans une ville qui vote traditionnellement pour les noms et non pour les partis. Ailleurs, au sein des autres partis, c?est encore le flou si ce n?est le black-out total quant à la démarche à adopter pour affronter ces élections. En plein désarroi à la faveur de la mesure qui a été prise à son encontre par le ministère de l?Intérieur, El Islah est à la croisée des chemins, alors que le MSP, plus que jamais fidèle à sa discrétion, n?a encore soufflé mot sur ses éventuels candidats. Les petits partis sont encore aux premiers balbutiements pour tenter de compléter leurs listes par des candidats qui ne se bousculent pas à la porte.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zouikri
Source : www.lequotidien-oran.com