Le développement à Jijel est une histoire sans fin. Dans une wilaya sortie anéantie par une longue décennie de lutte contre le terrorisme, dont les stigmates sont toujours visibles, ce n'est pourtant pas les projets qui manquent. C'est leur réalisation qui pose problème. Ce constat est revenu au-devant des préoccupations, cette fois-ci dans une publication du député Salim Tebboub sur sa page Facebook, dans laquelle il fait part d'une longue liste de ces projets présentée au wali. À l'issue d'une rencontre qui l'a réuni, en compagnie de deux de ses collègues, avec le chef de l'exécutif local, comme il le précise, Salim Tebboub fait le bilan de cette audience.Il fait état des nombreuses opérations qui peinent à être réalisées à Jijel. Au-delà de ce qui est repris dans son récit, des projets d'hôpitaux, de routes, de réseau de distribution de gaz en passant par des infrastructures sportives, pour ne citer que ces priorités, sont en attente de leur concrétisation aux quatre coins de la wilaya.
Il est à souligner que si l'on exclut de cette liste le fameux projet de la pénétrante, qui a fait l'objet d'une expertise demandée par le président de la République, à Jijel, on ne fait que comptabiliser les opérations qui se retrouvent bloquées pour une raison ou une autre. Souvent, c'est pour des motifs liés aux entreprises réalisatrices avec lesquelles le contrat est résilié. La faiblesse des moyens de réalisation semble à l'origine de ces retards.
Des litiges et des blocages de toute nature sont également soulevés dans la réalisation de ces projets d'une grande importance pour le développement. C'est le cas du chantier d'un modeste hôpital, à Ziama Mansosuriah, dont la capacité ne dépasse pas les 60 lits, qui se retrouve otage de cette situation. Le marché de cet hôpital a été résilié pour être attribué à une autre entreprise, selon la réponse du wali, reprise par ce député dans sa publication. Une autre procédure qui risque de prendre du temps pour un projet qui boucle ses huit ans depuis l'ouverture du chantier. C'est aussi le cas pour le troisième pôle universitaire, qui traîne depuis également huit ans, dont les travaux avancent à un rythme lent, sinon insignifiant, alors qu'une grande partie de ses infrastructures est gelée. En chantier depuis de longues années et à l'arrêt, le nouveau siège de la wilaya est aussi au centre d'une procédure de résiliation.
Le marché est à confier à une autre entreprise, selon le wali, rapporte le même député. Les infrastructures sportives figurent également sur cette longue liste des projets à concrétiser, notamment la réalisation de deux piscines semi-olympique à El-Milia et Taher. Ces projets ont fait couler beaucoup d'encre et rien n'a pu être engagé pour débloquer la situation, si ce n'est, selon la même publication, cette promesse du wali de s'en occuper, alors qu'ils sont à une phase avancée de leur réalisation. Malheureusement, l'échec est retentissant, faisant de Jijel une wilaya qui peine à en finir avec les projets ouverts. Dans le lot des infrastructures routières, c'est un autre projet de désenclavement qui dort. Il s'agit d'une route devant relier les communes d'El-Ancer, Bouraoui-Belhadef et Ouled Asker aux frontières avec la wilaya de Mila. Inscrite dans le cadre du programme de réhabilitation, cette opération n'a pas été lancée.
Dans la commune d'Ouled-Yahia-Khadrouche, c'est la route Chouf El-Tenine ? Beni Mimoune, à réaliser dans le cadre d'une opération de désenclavement, qui préoccupe. Evidemment, elle accuse un grand retard, maintenant en état les difficultés de déplacement des populations locales. Les préoccupations soulevées ne s'arrêtent pas à ces projets est touchent au manque des spécialistes dans le secteur public de la santé, notamment dans les spécialités de gynéco-obstétrique, de cardiologie et de radiologie. Sans cesse soulevée, cette préoccupation ne trouve pas de solution, contraignant le citoyen à se rabattre sur des praticiens privés aux tarifs de consultations et des examens radiologiques et biologiques de plus en plus onéreux. La liste présentée au wali comprend d'autres préoccupations liées au raccordement au gaz et à l'électricité. Elle concerne également l'aménagement des zones d'activités et la réalisation d'infrastructures scolaires, ainsi que les salles de soin à réhabiliter ou à achever. Le programme de réhabilitation de 1 400 milliards de centimes dont a bénéficié la wilaya en 2019, accusant un retard dans son achèvement, est l'autre sujet soulevé.
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com