Jijel - A la une

Nouvelle hausse du prix de la pomme de terre



"Non, je ne l'achète pas, c'est un principe, si tout le monde fait comme moi, son prix chutera. Il y a de la spéculation !" martèle à qui veut l'entendre cet homme qui n'a pas à se plaindre de son revenu de par son activité libérale. C'est au sujet de la pomme de terre qui vient d'enregistrer une nouvelle flambée dans les marchés à Jijel que cet homme a lancé une telle décision. "La fois passée, quand elle a augmenté, je n'en ai pas acheté", poursuit-il. Pour lui, boycotter ce produit est la solution radicale à la hausse de son prix. Pourtant, le précieux tubercule dont il est question reste un produit de base pour le consommateur à bas revenu, qui fait face à des difficultés pour subvenir à ses besoins alimentaires.Depuis quelques jours, c'est la flambée de ce produit qui revient au centre des préoccupations à Jijel. Son prix oscille entre 80 et 120 DA, si encore il ne connaît pas une autre augmentation. "Il y aura une nouvelle récolte d'ici au mois de Ramadhan", tempère toutefois un marchand des fruits et légumes qui vend le kilo de pomme de terre à 100 DA. Attendre une nouvelle récolte pour espérer que le prix amorce une baisse est la seule consolation pour faire face à cette hausse généralisée des produits à large consommation. Dans les marchés, les prix affichés donnent le tournis. Ils passent du simple au double. Pour le citoyen à bas revenu, il est difficile, voire impossible de les aborder.
Que ce soit la tomate à 130 DA, la carotte à 100 DA, la courgette à 100/120 DA ou les haricots verts à 350 DA, pour ne citer que ces produits, la tendance inflationniste se confirme de jour en jour. Avec cette nouvelle envolée du prix de la pomme de terre, il ne reste plus qu'une petite marge de man?uvre pour affronter un tel contexte. Joindre les deux bouts est une mission quasi impossible pour les bas revenus, alors que les familles démunies peinent à subvenir à leurs besoins de base. Le seul produit qui semble amorcer une baisse est le poulet, vendu depuis quelques jours à 350 DA le kilo après avoir dépassé les 500 DA. Et même à ce prix, il est vendu découpé pour permettre au consommateur de s'offrir quelques morceaux. Cruel contexte quand ce même consommateur n'a plus les moyens de s'offrir que des ailes à 200 DA, ou de la volaille découpée, sinon des cuisses, à 300 DA le kilo. Quant aux escalopes, elles sont fixées à 700 DA. Et ce n'est pas tout, puisque tous les autres produits ont flambé, plongeant le citoyen dans le désarroi.
Si chacun y va de son interprétation pour trouver un argument justifiant cette hausse, c'est avec dépit et frustration que les prix dans les marchés sont scrutés. "Tout est cher" est le maître-mot des échanges dans les marchés, pourtant convenablement approvisionnés. Autant dire que si certains privilégient la piste spéculative pour trouver une explication à cette situation, le constat reste des plus déplorables quand le citoyen se trouve contraint d'éliminer du jour au lendemain des produits indispensables à sa ration alimentaire.

Amor Z.
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