Les difficultés majeures qui grèvent l'évolution du programme national dulogement social participatif, varient dans leur teneur d'une région à une autremais gravitent en général autour de causes et sujets aussi discordants quedilatoires, procréant parfois des gâchis indescriptibles et c'est le citoyensouscripteur qui subit les retombées néfastes.Les obstacles sont multiples à des paliers divers et c'est tout leprogramme national du logement qui en pâtit si l'on se réfère, au taux deréalisation de 39,33 % constaté amèrement par le ministère de l'Habitat et del'urbanisme à mi-chemin de la mise en oeuvre du programme d'un million delogements initié par le président de la République sur le quinquennal2005/2009. Dans une longue requête adressée aux hautes autorités de l'Etat,dont ampliation nous a été communiquée, un promoteur contractant avec la wilayade Souk Ahras sur trois lots du volet LSP (40 unités réalisées à 60 %, 64unités réalisées à 15 % et 120 logements en phase terminale de négociations) atenu à faire part de ses problèmes.Le requérant émet des réserves évidentes sur l'arrêté de wilaya n°413 du11/07/2007 portant l'annulation de la cession de l'assiette foncière destinée àrecevoir le projet de 64 unités LSP. L'option du choix du terrain domanial aété située sur une colline très accidentée à proximité de la route de Bouhadjaret son nivellement sur 3.123 m² n'avait abouti qu'au prix d'un déblayage deplus de 45.000 m3 de roches et terres végétales au coût de 30 millions dedinars. L'ancienne colline était redevenue un terrain plat constructible.Cependant deux particuliers ont prétendu leurs droits de propriété, d'oùune procédure judiciaire pour empiètement contre le promoteur. Le tribunal desréférés saisi, avait ordonné l'arrêt des travaux sur le terrain devenulitigieux et une expertise fut entamée pour déterminer l'empiètement. Interjetantappel de ces décisions devant la cour de Guelma, le promoteur obtint uneinfirmation et une mainlevée du blocage des travaux pour réouvrir son chantieret continuer la mise en oeuvre de ce projet. Alors que les travaux étaientarrêtés par décision de justice, l'administration locale n'avait cesséd'adresser des mises en demeure au promoteur l'invitant à reprendre les travauxexpressément pour finir par lui notifier l'arrêté de dépossession du terrainsans tenir compte des réponses aux différentes mises en demeure qui mettent enexergue, le cas de force majeure établie.Selon le promoteur, «et c'est la machine qui se met en marche contre leprojet des 64 unités LSP. J'en appelle au wali à l'effet de vérifier leséléments légaux constitutifs de cet arrêté pour soustraire les 64 citoyenssouscripteurs et leurs familles de ces contraintes». Le représentant del'association des bénéficiaires déclare: «ne rien comprendre à cescomportements et cet acharnement envers notre projet qui avance pourtant assezbien par rapport à d'autres. Nous avons versé notre initiale participationfinancière tout en convenant avec le promoteur une vente sur plan d'un F3 aucoût de 1.600.000 DA et le type F4 à 1.850.000 DA. La décision del'administration va nous impliquer dans un imbroglio inutile qui pénalise tousles membres bénéficiaires.Nous souhaitons que les pouvoirs publics se penchent sérieusement surnotre situation, tout en veillant à notre droit d'accès au logement dans ladécence et la dignité». Ces propos tenus par les concernés lors de notreentrevue sur le site du projet sont marqués par un ton de lassitude et dedésespoir d'être des victimes.Le volet du logement dans notre pays demeure l'une des préoccupationsmajeures des citoyens. Ainsi graduellement nous verrons des walis se déchargersur les structures exécutives locales qui trouveront le moyen de se déversersur les opérateurs de réalisation qui à leur tour auront la latitude dejustifier leur retard en indexant la pénurie des matériaux, les dysfonctionnementsentre maîtres d'Å“uvre et d'ouvrage, des situations de travaux impayées à temps,des litiges çà et là avec les souscripteurs entre autres subterfuges anodins etclassiques au détriment de l'intérêt général. Si l'on considère que gérer c'estaussi prévoir, la décantation est déjà installée en amont et en aval en toutetransparence pour recenser toutes les contradictions ou insuffisances auprès ducommis de l'Etat, de l'élu et aussi du citoyen. La république est un ensemble.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Menani Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com