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Les enfants de la commune de Ghardaïa n'ont pas rejoint, hier, les bancs de l'école. Parents d'élèves et autres associations locales ont décidé de boycotter la rentrée scolaire pour dénoncer le retour en poste des enseignants qui avaient, durant la crise qui a secoué la région, abandonné leur travail. Cette action va durer, selon Ahmed Baba Moussa, membre de la Cellule de suivi et de coordination des événements de Ghardaïa, jusqu'à la satisfaction des revendications des grévistes, à savoir la réhabilitation des universitaires qui ont dispensé des cours aux élèves de la commune durant les deux dernières années scolaires. "Durant les événements de Ghardaïa, le staff enseignant de plusieurs écoles est parti. Plusieurs enseignants ont abandonné leur poste, laissant les élèves dans l'expectative", a dit M. Baba Moussa, rappelant qu'en guise de solution à la problématique posée par ces enseignants, "nous avions sollicité un groupe d'universitaires qui a pris le relais".Il a assuré que la solution trouvée, à l'époque, a été décidée en collaboration avec le ministère de tutelle, et que ces enseignants recrutés comme contractuels avaient assuré "deux années de travail". "Nous voulons que ces enseignants reprennent leur poste en bonne et due forme", car "ils étaient là lorsque les élèves avaient besoin d'eux et ils avaient eu des résultats honorables", a-t-il ajouté, précisant, par ailleurs, que "nombre de ces universitaires ont eu le concours de recrutement", mais, "ils ont été orientés vers d'autres structures".Le retour des enseignants qui avaient renoncé à travailler durant la crise n'est pas le bienvenu chez les élèves mozabites qui excluent, en outre, toute connotation raciste à leur action.Pour eux, ces enseignants se sont illustrés principalement par "les retards, les absences et les congés de maladie". De ce fait, "il est primordial de reprendre le staff enseignant des deux dernières années pour assurer la stabilité du secteur dans la région".Les élèves et leurs parents ne désespèrent pas de voir la tutelle régler le problème d'ici à la fête de l'Aïd qui interviendra la semaine prochaine. C'est du moins le souhait des animateurs de cette action.Mohamed Mouloudj
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