Ghardaia - Revue de Presse

Après les émeutes de Ghardaïa

Berriane retrouve le calme C?est grâce à la conjugaison des efforts de toutes les bonnes volontés, des notables des deux communautés et de l?administration locale, dont le wali de Ghardaïa, qui n?ont négligé aucune voie à même de ramener le calme et la sérénité, que la charmante ville de Berriane a retrouvé hier le calme dont elle n?aurait jamais dû se départir. Nous avons fait le tour de la vieille ville, là où les violences ont atteint le summum et où la déferlante a tout emporté, biens et personnes. Magasins au rideau éventré calcinés, pillés, rues jonchées de détritus et d?objets hétéroclites noircis et salis, tel est le triste et désolant visage de la bêtise humaine. Nous avons pu aussi constater que les forces de sécurité sont toujours là, aux aguets du moindre mouvement suspect tendant à rallumer le feu. Beaucoup de citoyens se sont rapprochés de nous pour nous reprocher d?avoir accusé les Chaâmbis et les Mozabites de s?affronter. Ce qui est totalement faux, car la communauté châambie n?a aucun ancrage à Berriane et est exempte de tout reproche. Beaucoup de citoyens et de notables nous ont reproché d?avoir fait l?amalgame entre deux communautés et que nous avons été induits en erreur. Pour en revenir aux décisions prises pour tirer au clair les tenants et aboutissants de ces tragiques journées de printemps, le wali de Ghardaïa, dans un point de presse improvisé à Berriane, a déclaré que « toutes les dispositions ont été prises pour protéger les biens et les personnes. Tous ceux qui ont vu leur bien touché seront dédommagés soit par les assurances soit par une autre voie à déterminer. Aucune arrestation n?a été, pour l?instant, opérée. Mais la force restera à la loi et donc tous ceux qui ont une responsabilité, à quelque niveau que ce soit dans ces violences, aura à y répondre devant la justice. Pour ce qui est du tragique décès de Lassakeur Ali, une enquête est ouverte pour identifier et arrêter le ou les coupables ». De son côté, le maire de la ville, M. Hadjadj, réclame en revanche, à cor et à cri, l?installation permanente d?une structure de la Sûreté nationale, étonnamment inexistante dans cette grande ville traversée par la plus grande route nationale du pays, mais délaissée sur le plan sécuritaire. C?est une revendication des citoyens depuis 1990, qui se sentent délaissés par les autorités sécuritaires. La jeunesse locale est à l?abandon. « Est-ce trop demander, entend-on dire, que d?avoir quelques infrastructures sportives de proximité ? Où voulez-vous qu?on aille déverser ce surplus de vitalité si ça continue ainsi ? On a beau essayé de canaliser l?énergie de cette jeunesse, rien n?y fera si la logistique ne suit pas », nous disent des citoyens de la région. Il y a urgence en la demeure, les pouvoirs publics sont interpellés.
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