
L'acte de voter en tant que devoir national et impératif pour consolider la stabilité de l'Algérie et la lutte contre la "culture du désespoir", ont constitué des thèmes abordés par plusieurs chefs de partis politiques lundi, 16ème jour de la campagne électorale des législatives du 4 mai.Le président du Mouvement de la société de la paix (MSP), Abderrezak Makri, représentant de l'alliance MSP-Front du changement (FC), a affirmé lors d'un meeting à Jijel que la participation aux élections législatives constitue un "devoir national" en mesure de maintenir la "stabilité dans le pays".M. Makri a observé que "le désespoir et la déception auxquels appellent certaines parties ne sont pas utiles pour les Algériens", assurant que la participation en masse aux élections permettra de "sortir de la crise dont on ressent l'accentuation".Le président du parti El-Fadjr El-Djadid, Tahar Benbaïbeche, a, lui aussi, mis l'accent à Sétif sur la portée stratégique des prochaines élections, soulignant qu'elles "diffèrent de toutes les précédentes" en raison de la conjoncture actuelle du pays qui exige "la mobilisation de tous et une vigilance extrême"."Si les prochaines élections se déroulent dans le calme et la sérénité, nous aurons garanti l'avenir de l'Algérie", a-t-il affirmé.Abordant les grandes lignes du programme de son parti, M. Benbaïbeche a indiqué qu'il accordait une importance particulière à l'éducation, la santé, la sécurité et l'agriculture, lesquelles, a-t-il dit, influent la stabilité psychologique du citoyen.La secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a appelé à El-Oued à lutter contre la "déprime politique" et la "culture du désespoir"."La déprime politique assombrit les horizons du citoyen, surtout dans le domaine économique et de l'emploi", a estimé Mme Hanoune qui a préconisé une réflexion "sérieuse" sur les solutions permettant de lutter contre la culture du désespoir, estimant qu'une forte participation au scrutin participe de cette lutte.Austérité plutôt qu'endettement à l'extérieurLe secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia a, de son côté, affirmé à Barika (wilaya de Batna) que protéger le pays et garantir sa stabilité étaient un "souci constant" pour sa formation politique."La question de la stabilité du pays et le déploiement de plus d'efforts pour bâtir un Etat fort et moderne pour aller de l'avant dans le processus du changement, constituent des constantes du projet sociétal et de la ligne militante du RND" qui dispose de "visions concrètes" sur la manière de gérer la crise économique engendrée par la chute des prix du pétrole, a déclaré M. Ouyahia, mettant en exergue la nécessité de "consolider et de soutenir l'investissement" pour bâtir une économie nationale productive.Soutenant que le pays peut, grâce à ses richesses naturelles et à ses compétences, assurer sa sécurité alimentaire et son autonomie dans divers domaines, il a prôné l'"adoption d'une politique d'austérité au lieu de s'endetter auprès d'institutions financières à l'extérieur".Le président du Front Al Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, lors d'un meeting à Aï Defla, s'est intéressé de nouveau aux jeunes, appelant à leur donner l'opportunité de participer à la gestion du pays et de prouver leur valeur et leurs compétences.Il a déploré que les ressources humaines n'ont pas été suffisamment valorisées depuis l'indépendance, relevant, dans ce contexte, que 300.000 diplômés universitaires arrivent chaque année sur le marché du travail.Par ailleurs, le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, en visite à Blida, a indiqué que l'instance a adressé 372 notifications depuis la convocation du corps électoral, jugeant ce nombre minime, comparativement au grand nombre de candidats en lice.M. Derbal a, cependant, déploré le comportement de certains militants de partis politiques, qui ne respectent pas les sites qui sont réservés à leurs affiches, en se permettant d'empiéter sur les surfaces réservées aux autres partis, prévenant que "la loi sera appliquée sur tous et que nul n'est au-dessus de la loi, quel que soit son appartenance politique".
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz