Succès - 'Ennas taâref ennas' (Les gens connaissent les gens) et le titre d'un album dont l'auteur a ébloui le public par sa voix d'or et une imposante exécution instrumentale au mandole grâce à un jeu de mains distingué.
A la question de savoir les causes de son attirance pour le chaâbi, Karim Aouidat répondra : «Deux facteurs en sont la cause. Le premier, la curiosité, étant donné que mes frères aînés étaient attirés par d'autres genres musicaux, donc, je voulais découvrir un autre genre que celui qu'ils appréciaient.
Le deuxième facteur est le fait d'être natif d'un quartier qui respire ce genre musical, à savoir Bab El-Oued, à côté de «Cheikh El-Bled» : Amar Ezzahi. D'ailleurs, à mes débuts, je l'imitais puis j'ai décidé de prendre un autre chemin. Toutefois, il restera toujours mon repère». Karim Aouidat s'est d'abord frayé un chemin dans le milieu chaâbi lors des mariages et des fêtes familiales, avant d'intégrer un conservatoire.
«A mes débuts, je n'avais jamais pensé à intégrer un conservatoire surtout que tout allait pour le mieux lors des fêtes de mariages que j'animais», dit-il, et de poursuivre : «Dans notre quartier, se trouvait un vieil ami à El Hadj M'hamed El Anka, qui avait donné plusieurs qacidate aux maîtres du chaâbi tels que Ezzahi, El-Koubbi et autres Bourdib et Hssan Saïd. Ce vieux m'avait conseillé d'intégrer une école afin de progresser et surtout de m'améliorer. Et c'est chose faite puisque j'ai intégré l'école El-Assilia, sous la conduite de Abdelkader Moukli, qui, faut-il le signaler, m'a été d'un grand apport.»
Le premier album de Karim Aouidat intitulé 'Ennas taâref ennas' (les gens connaissent les gens) est sorti en 2006. «Cet album contenait 6 chansons : 3 de ma propre composition, alors que les trois autres sont pour les paroles de Bouzergui Nassereddine et la musique de mon professeur Abdelkader Moukli. Cet album a été une totale réussite, puisqu'il est resté plus d'une année à la tête du hit-parade de «Chaâbi dialna» de la Radio El-Bahdja et grâce auquel je suis passé à maintes reprises à la télévision.»
'Ennas taâref ennas' a été votre premier et dernier album, d'où la question : Est-ce un problème d'éditeur '
«Effectivement», reconnaît-il, et d'abonder : «D'ailleurs mon deuxième album 'Souk el khaoui' est fin prêt et n'a pu sortir pour un problème d'éditeur. Excepté de rares cas, les éditeurs en Algérie sont le plus grand mal de la musique algérienne. Je m'explique : les éditeurs chez nous sont des commerçants et dans ce cas, ils font tout pour sortir gagnants de chaque album édité. Ils préfèrent éditer un album Live, fait dans un cabaret avec des mots mal placés, qui nuisent aux jeunes, plutôt que de le faire avec des chanteurs de chaâbi, où se trouvent toujours des paroles sages.»
Karim Aouidat, soutenu au début, par sa mère, avant d'être par la suite encouragé par le reste de sa famille, a réussi, dans un laps de temps très court à gagner l'estime d'une grande partie des mordus de musique chaâbie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Benhamla
Source : www.infosoir.com