El-Oued - A la une

Hakim Laâlam rejoint Le Soir : Du thé fumant à volonté



Le 11 avril 2001, Le Soir d'Algérie annonçait en première page l'arrivée, au sein de son équipe, dès le lendemain, du journaliste Hakim Laâlam, de son vrai nom Réda Belhadjoudja, avec, dans ses bagages, une chronique quotidienne en page 24 sous le titre provocateur «pousse avec eux». Plus qu'un titre, c'est un générique de toutes les prouesses rédactionnelles qui seront déployées tout au long de ces 20 dernières années pour traiter l'actualité à travers un prisme au rendu captivant.En décidant de jeter les amarres dans la baie sereine du Soir, Hakim Laâlam entendait aussi faire pavoiser son étendard sur un nombre encore plus grandissant de lecteurs qui ne manqueront pas de succomber aux effets voluptueux du thé fumant.
Vingt années durant, Hakim Laâlam aura à puiser dans sa réserve d'habileté, de réactivité et de curiosité pour entretenir la flamme de son talent, son style et son imagination. Une mission harassante qui n'est pas de tout repos et dont il a réussi à s'acquitter avec brio. Dans son espace à fond bleuté en pied de la dernière, il a été de tous les engagements patriotiques et démocratiques, ce qui lui a valu l'inimitié des «tangos» et autres «frères de la montagne», mais aussi plusieurs actions en justice pour des pseudoaffaires de diffamation intentées par des institutions publiques. «Pousse avec eux» a été et est toujours une fenêtre ouverte, à travers un angle décalé, sur l'actualité nationale et internationale. Les évènements sont ainsi reconstitués, reconsidérés et décomposés en bribes de thèmes qui iront infuser chaque matin dans le breuvage préféré de Hakim.
Rien n'échappe à la vigilance et l'insolence de sa plume à l'humour décapant. Les femmes et les hommes les plus hauts perchés dans les systèmes politique, économique et social du pays sont souvent descendus de leur piédestal, enrobés dans un filet de familiarité avant d'être croqués à pleines dents. «Abdekka», «Nounou la gaffe», «Abdelaziz 2», «l'empastillé», «Hmimed», «Tata Louisa», pour ne citer que ces quelques exemples de sobriquets qui racontent, avec beaucoup de satire, des évènements et des périodes précises de l'histoire de l'Algérie.
Grâce à cet effort ininterrompu et une impertinence préservée, Hakim Laâlam a été le récipiendaire de plusieurs distinctions professionnelles, comme le prix Benchikou de «la plume libre » et du prix Omar-Ourtilane, le prix littéraire de l'association France-Algérie...
Aujourd'hui, et en dépit d'un « cauchemar qui continue », Hakim Laâlam se lance dans une nouvelle épreuve, celle de l'animation audiovisuelle.
En effet, à la faveur du lancement de la web TV du Soir d'Algérie (LSA-Direct), il reprend son micro d'antan pour aller, face aux caméras, titiller, chaque dimanche, la sensibilité de ses invités issus de divers horizons professionnels, professeurs de médecine, ministres, chefs d'entreprise, patrons de presse, sommités scientifiques, responsables de parti...
B. B.
Figures du journal
L'?uvre inachevée de Allaoua Aït Mebarek
Il rentrait d'un long séjour de l'autre côté de la Méditerranée où il avait contribué au lancement et à l'animation de radios communautaires dans la région parisienne, la tête encore bouillonnante d'idées et de projets qu'il tenait à mettre en ?uvre dans son propre pays. L'opportunité et la coïncidence de la naissance du premier titre de la presse indépendante en Algérie était pour lui l'occasion rêvée de faire étalage de ses ambitions, loin des garde-fous du secteur public. Lui, c'est Allaoua Aït Mebarek, ancien journaliste, directeur de la rédaction et un des martyrs du Soir d'Algérie, disparu lors de l'attentat à la voiture piégée du 11 février 1996.
Un personnage haut en couleur, une fine moustache à la Clark Gable, le foulard noué autour du cou, le stylo derrière l'oreille, fredonnant à longueur de journée des airs de Slimane Azem, Chérif Kheddam ou encore Aït Menguellet, il avait de la bonne humeur à en revendre et le sourire en partage.
Dès son arrivée au Soir, il s'est attaché à développer un carnet quotidien dédié à la télévision avec la grille des programmes aussi bien de la chaîne nationale que des chaînes étrangères, en pleine essor en ce temps-là, ainsi que des papiers de présentation des principaux rendez-vous.
Très vite, il a su créer une véritable passerelle avec l'ENTV où il allait tous les jours puiser de la matière pour ses papiers. Une relation de confiance réciproque qui lui avait ouvert toutes les portes de la forteresse du boulevard des Martyrs. Le Soir avait, alors, la primeur de toutes les informations inhérentes à la chaîne nationale.
Et c'est précisément cette relation privilégiée qui lui permit de proposer le projet du téléthon 91 pour soutenir le peuple irakien dans la reconstruction de son pays après les déluges de bombes qui ont anéanti son appareil économique et son tissu urbain. L'idée a vite suscité le consentement du DG de l'ENTV de l'époque, Abdou Benziane. Ce dernier avait non seulement approuvé le projet mais donné carte blanche à Allaoua pour préparer rapidement une feuille de route en concertation avec des directeurs et des réalisateurs de la télévision nationale.
Le résultat a été au-delà de toutes les espérances. Un partenariat inédit entre Le Soir d'Algérie et l'ENTV qui avait offert, à travers un programme non stop durant 24 heures, les 12 et 13 mars 1991, à des millions d'Algériens de manifester diversement leur solidarité avec l'Irak, dons d'argent, de vêtement, nourriture...
Avec plusieurs cordes à son arc, Allaoua Aït Mebarek pouvait passer d'un projet à un autre en un temps record. Aussitôt le téléthon 91 terminé, il se lança dans une autre aventure, tout aussi passionnante pour lui, celle de la préparation de spectacles. Il faut d'abord préciser que Allaoua avait la culture berbère chevillée au corps. Il s'était alors lancé un autre défi, celui de faire venir de France et chanter l'une des voix les plus emblématiques de la chanson kabyle, Chérif Kheddam, à la salle El Mouggar d'Alger. Ce fut un succès pour le chanteur et une réalisation supplémentaire à inscrire dans le palmarès du journaliste.
Cette propension pour la culture d'une manière générale ne l'empêchera pas cependant d'avoir un regard rivé sur les autres aspects de la société, notamment l'activité politique, avec les bourdes et les dérives de gestion de feu Belaïd Abdesselem, chef de gouvernement. Il avait fini par lui consacrer un billet quotidien dans lequel il démontait son action gouvernementale et la passait à la moulinette, et ce, jusqu'à son éviction.
La disparition brutale de Allaoua Aït Mebarek en ce 11 février 1996 a mis fin à une ?uvre à peine entamée.
B. B.
Des unes et des évènements : Année 2007
Ouyahia demandé au procès de l'affaire Khalifa
L'ex-chef de gouvernement Ahmed Ouyahia a été demandé à la barre en tant que témoin par l'un des avocats de la défense, «l'affaire Khalifa a éclaté alors que
M. Ouyahia était en poste. Son intervention aujourd'hui est plus que vitale pour connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire».
Ce à quoi la juge répondra qu'il n'est pas cité dans l'ordonnance, mais «si nous jugeons que son témoignage peut apporter des éclaircissements à cette affaire, nous lui ferons appel. La loi est au-dessus de tous», rétorquera la magistrate. Cette attitude lui vaudra l'acclamation de toute la corporation des avocats.
C'est à 9h30 que le tribunal dirigé par la juge, Mme Fatiha Brahimi, s'est ouvert. Journalistes et photographes y étaient en force. Ils étaient autorisés à prendre des clichés sauf à l'intérieur de la salle. Et c'est par l'appel des prévenus que la juge ouvre l'audience.
En plus des sept accusés en fuite, force est de constater l'absence à l'appel de trois autres accusés. Autrement, tous les prévenus, notamment ceux qui ont fait l'objet de prise de corps, avaient répondu présent à l'appel. En somme, ils seront 94 à être appelés à la barre des accusés. Les 10 autres seront jugés par contumace.
Pluies torrentielles sur Alger
Les pluies torrentielles qui se sont abattues en ce début du mois de novembre 2007 sur la capitale ont semé la panique chez les Algérois.
Routes coupées, inondation de la chaussée, maisons effondrées, des scénarios catastrophe qui ont mis la capitale sens dessus-dessous et nécessité des interventions ininterrompues des services de sécurité et de la protection civile.
Une grande peur s'est emparée des habitants de Bab-El-Oued et de ses hauteurs. Dès l'aube, les pluies, qui sont violemment tombées durant toute la nuit, ont fini par former des trombes qui ont déferlé depuis Frais Vallon vers Triolet et Bab-El-Oued.
Très vite, le niveau de l'eau dans ce carrefour est monté inondant la chaussée et bloquant la circulation.
Les habitants de ce quartier comme les passants ont vécu une véritable frayeur en se remémorant les inondations du 10 novembre 2001 qui ont fait un millier de morts et marqué la mémoire des Algérois de façon indélébile. Comme durant cette matinée d'horreur, le scénario catastrophe a failli se répéter n'étaient les avaloirs et autres installations réalisés suite au drame vécu dans ce quartier.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)