Prévue en 18 mois, la livraison de l'infrastructure sportive Ferhani, implantée dans l'ancien site de Marcel Cerdan, accuse un retard de plusieurs années.
A croire que certains maîtres d''uvre tirent quelque profit en rallongeant les délais de livraison des chantiers dont ils ont la charge. L'on s'interroge à quoi peut bien servir un cahier des charges, si les termes relatifs à l'échéance ne sont pas respectés. Plusieurs dates de réception ont été annoncées par le maître de l'ouvrage, mais on semble prendre plaisir à proroger les délais à cause, dit-on, des impondérables d'un projet qui a fait couler beaucoup d'encre quant au choix du site d'une part, de la « correction » de l'étude, introduite après le lancement des travaux, d'autre part.L'inauguration officielle (si on tient à lui donner un cachet solennel) est donc reportée une nouvelle fois sine die. Lancés, il y a plus de quatre ans, les travaux ne sont pas entièrement achevés, bien que le gros de l'ouvrage ait vu le jour : un terrain de football homologué (105 x 65 m), dont le revêtement est réalisé en gazon synthétique, un terrain de football de proximité (70 x 45 m) en tuf et une aire combinée en mateco (béton poreux) pour les disciplines du sport-co. L'infrastructure est dotée, par ailleurs, d'un bloc administratif, d'une cafet' et d'une salle de sports spécialisée, dont la toiture autoportante est couverte d'un matériau en fibre de carbone. Le coût de l'opération avoisine les 300 millions de dinars. Sur un autre registre, on ignore le statut juridique de la nouvelle installation sportive qui relève de la DJS, mais dont l'assiette appartient à la commune de Bab El Oued qui tient mordicus à le gérer. Entre-temps, les jeunes des quartiers de la cité populeuse n'ont que le long de l'esplanade El Kettani pour s'offrir des parties de football, non sans incommoder les randonneurs. Pour une commune de plus de 120 000 âmes, aucun terrain de proximité ' excepté celui du Groupe Taine réalisé suite aux inondations de 2001 ' ne figure dans les tablettes du plan de développement communal de nos édiles qui, à court d'idées, mettent en avant ne pas avoir « Assâ Moussa » (la canne deMoïse) pour dégager une assiette foncière au profit des administrés.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : M. Tchoubane
Source : www.elwatan.com