El-Oued - A la une

EPIC CACVAL



Les travailleurs de l'Epic Cacval (Centre d'apprentissage, de coupe et couture de la wilaya d'Alger), ex-CPVA, dénoncent les décisions «abusives» de la directrice de l'entreprise. Selon eux, les mutations, les dégradations, les intimidations et les licenciements sont autant de procédés auxquels fait appel la responsable.«Nous sommes victimes de l'abus de pouvoir de la directrice. Sept personnes ont été licenciées abusivement car elles ont participé dernièrement à l'assemblée du syndicat de l'entreprise», expliquent des syndicalistes.
Ils évoquent, également, la suppression de la prime de rendement pour tous les travailleurs dont le montant global avoisine les deux cent millions de centimes. Selon eux, l'argument avancé par la directrice est celui de la «rationalisation des dépenses», prènée par le Premier ministre. Gelé en juin 2015 lors du départ à la retraite de son secrétaire général, le syndicat de l'entreprise de l'Epic Cacval, affilié à l'UGTA, a été créé le 16 octobre dernier avec, précise-t-on, la majorité à main levée en présence du patron de la centrale syndicale, Sidi Saïd.
Selon des syndicalistes, la directrice refuse non seulement de reconnaître leur organisation syndicale mais «continue à utiliser la griffe de l'ancien syndicat pour les conseils de discipline».
D'ailleurs poursuivent-ils, «la secrétaire générale de la section de Bab el-Oued de l'ancien syndicat, démissionnaire en 2014 elle aussi, continue à signer les décisions des conseils de discipline de l'entreprise». Ils citent également des sections du syndicat qui ont été annulées et qui, pourtant, continuent à exercer l'activité syndicale.
Le syndicat de l'entreprise de l'Epic Cacval exige à cet effet une commission d'enquête pour «faux et usage de faux».
«La directrice refuse de communiquer avec les travailleurs et avec le syndicat et refuse d'appliquer les décisions de la justice au sujet des dossiers des travailleurs en justice».
Alors que cette dernière évoque la mise en place d'une décision prise par les pouvoirs publics pour la rationalisation des budgets, ces propos sont remis en cause par nos interlocuteurs. «Ses propos sont incohérents, notamment avec les nombreux frais de justice qui ne cessent de s'accumuler», expliquent-ils.
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