
Les élèves des lycées et des collèges de la wilaya de Djelfa n'entendent plus de la même oreille que leurs prédécesseurs et leurs parents les sons de cloches anciens. Les cloches tintent autrement. Les priorités sont toutes autres, car il y a des lycées pour toutes les communes et toutes les tribus. Les enfants ont grandi, les besoins sont différents.Les tares des responsables locaux ne sont plus admissibles et sont dénoncées avec véhémence parfois. Mais un esprit sage persiste chez les élèves et chez leurs parents. L'onde de choc persiste plusieurs semaines après la visite de la ministre de l'Education à Djelfa. Profitant de la visite de la ministre, les élèves de plusieurs lycées de la wilaya de Djelfa envahissent la rue. Parmi leurs revendications, nous avons retenu une qui nous semble assez particulière. C'est cette nouvelle forme de revendication qui a été adoptée par les lycéens de l'établissement Slimani-Slimane «El-Moutachaiba» : ils avaient décidé de cesser de suivre les cours pour rejoindre la rue afin de manifester leur colère envers l'insécurité que vit leur établissement suite à l'agression d'un élève avec une arme blanche au sein même du lycée. La RN1 fut bloquée plusieurs heures par des barricades de fortunes, des pierres et des vieux pneus récupérés sur les lieux et incendiés. Les forces de l'ordre sont intervenues et dévié la circulation pour éviter le blocage de la route. Les parents d'élèves se sont joints au mouvement de protestation et se sont solidarisés avec leurs enfants. Plusieurs responsables de la daïra d'Aïn Oussara se sont déplacés sur les lieux sur injonction du wali pour s'enquérir de la situation et trouver des solutions avec les lycéens. La principale revendication est l'insécurité qui règne aux alentours de l'établissement et en son sein. Ils se plaignent aussi du sous-encadrement éducatif (surveillants). Les protestataires ont reçu des promesses concernant leurs revendications qui se résument comme suit : renforcement de l'encadrement éducatif de l'établissement par des conseillers pédagogiques et par la nomination et l'installation d'un censeur, surélévation du mur d'enceinte de l'établissement afin de ne plus permettre aux voyous de pénétrer et de «régler les comptes aux lycéens», engagement d'une lutte sans merci contre les délinquants qui rôdent dans les alentours du lycée, assurer le transport scolaire et procéder à l'ouverture d'une route reliant la gare et la cité Abbane-Ramdane. Ce sont en fait des revendications qui ont trouvé leurs solutions immédiatement et au pied levé, et certaines ont été solutionnées. Il y a des questions qui s'imposent : pourquoi les élèves et leurs parents ont profité de la présence de la ministre dans la wilaya de Djelfa pour exprimer leurs problèmes ' N'y a-t-il plus de dialogue entre les autorités locales et les citoyens ' Pourquoi les surveillants ont été sur place engagés alors que les postes étaient vacants ' Pourquoi le chef de sûreté de daïra a promis d'engager plus de rondes de surveillance qu'avant ' N'a-t-il pas l'effectif nécessaire ' Ou bien la ville d'Aïn Oussara reste sur le podium de la criminalité et il y a un autre ordre de priorité ' Le directeur de l'éducation de la wilaya de Djelfa fraîchement installé ne peut être considéré comme responsable, car c'est un cumul de la mauvaise gestion de son prédécesseur et de son cabinet. Gardera-t-il le même cabinet et assumera-t-il avec eux la responsabilité '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D H et H B S
Source : www.lnr-dz.com