Des armes de guerre circulaient librement jusqu'au barrage des douaniers de Guettara. C'est le sujet de discussion chez les Messaadi. Ce ne sont pas des RPG ou des stinguer comme le présentaient des citoyens mal informés. Il nous a fallu nous rendre à l'inspection divisionnaire des douanes de la wilaya de Djelfa pour enfin avoir des précisions.Et encore on a trouvé un rédacteur en chef sur les lieux qui estime que ce ne sont pas des armes pour terroristes et que ce ne sont pas des armes de guerre. Tenons-nous bien cinq fusils à pompe de marque Magnum Salvador calibre 16 et deux armes de catégorie cinq (fusils de chasse superposés) de marque Torin de calibre 12. Il insistait pour que l'on ne les qualifie pas d'arme de guerre. Enfin ce n'est pas l'avis des autres douaniers qui ont observé le mutisme en sa présence. Toujours est il qu'une «mahchoucha» qui est de moindre importance que les armes saisies a fait des dizaines de morts lors de la décennie noire, ceci pour rappel.
Ces armes de guerre certainement importés illégalement de Lybie où le terrorisme fait sa loi avec l'aide de la France et des Etats-Unis. Sinon comment expliquer l'existence de ces marques sur le sol libyen ' Le véhicule a été loué chez une agence de location, les passagers deux personnes sans identité précise lors des interrogatoires selon notre interlocuteur, là aussi il doit y avoir une complicité chez l'agence de location. Sur quelle base leur a-t-il loué le véhicule ' Comment se fait-il qu'ils ont traversé toute cette distance soit plus de 1.800 km sans être inquiétés ' Jusqu'au barrage de Guettara où fut la fin du périple.
Est-ce que ces passeurs non identifiés font partie d'un réseau important dont une partie est en dormance qui n'attend que le signal pour se remettre en action' Selon le communiqué des douanes algériennes, les mis en cause ont été remis à la justice. Nous n'avons pas pu avoir des contacts avec le responsable de la communication (ceci depuis assez longtemps) de la Cour de justice. Car les Procureurs de la République nous ont habitué au renvoi de la structure de tutelle.
Ont-il ouvert une enquête ou pas, mis les criminels en détention provisoire ou pas, cela ne peut être avancé. Car nous ne sommes détenteurs d'aucune information. Les inculpés encourent une amende de 90 millions de Dinars soit 9 milliards de centimes. Tout ce que nous savons, c'est que ce sont des douaniers installés dans des conditions très précaires à Guettara qui veillent à la sécurité du «bled». Ils font leur boulot avec conviction de la protection de la nation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com