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Le béton armé est le matériau d'avenir pour les routes algériennes



Le béton armé est le matériau d'avenir pour les routes algériennes
C'est la question que l'on finira de se poser à la fin de la visite de ce salon qui est à sa treizième édition. Pour les moins avertis comme ce groupe d'ouvriers travailleurs, aucune machine ne ressemble à celles qu'ils connaissent. Ils ont fini par se rendre à l'évidence.Il y a eu même des téméraires parmi eux qui ont accédé aux postes de commande. Pour les journalistes, ils n'ont pas eu l'occasion de suivre la visite du ministre des Travaux publics des sites d'exposition des engins. Pour les professionnels qui suivent de près les évolutions de par le monde, ce ne sont pas les dernières innovations. Celles qui sont en pratique surtout en Allemagne et en Suisse tapissent les routes avec du béton de ciment doté de capteurs de monoxyde de carbone dégagé par les moteurs de véhicules circulant sur ces surfaces. C'est comme les surfaces des submersibles actuels, c'est compact et poreux en même temps. Les visiteurs étaient ébahis par le nombre de machines exposées et proposées lors de ce salon. Il est question de fabrication, de transport et de mise en coffrage ou d'étalement du béton armé. Elles ne sont pas et ne peuvent passer inaperçues, bien que la thématique de cette treizième édition soit : «Construisons et préservons». Pour préserver (pérenniser) il faut construire avec du solide. Comme solide, il n'y a que du béton armé. Certains pays européens et asiatiques l'ont entamé il y a de cela plusieurs décennies et ça tient encore le coup pour longtemps. Les routes construites en béton ont une longévité importante dépassant les 75 ans et parfois le siècle. Par contre, les routes réalisées avec du bitume ne dépassent guère les 20 ans dans le meilleur des cas. Les routes en béton sont faciles à entretenir. Les dalles indépendantes les unes des autres sont interchangeables. Les remontées capillaires des eaux des sources ou nappes phréatiques ne peuvent altérer le béton, en des endroits pareils, il est préparé en haute teneur sulfurique (HTS) comme celui utilisé pour les barrages et les jetées des ports. Utiliser le béton dans l'avenir c'est non seulement faire des économies mais asseoir et assurer la souveraineté nationale. Par contre, les grandes réserves mondiales de bitume lourd qui se trouvent au Canada et au Venezuela ne sont pas encore entamées même si des travaux de recherche ont abouti pour le rendre léger en utilisant une bactérie qui dévore les particules lourdes et le rend assez léger pour la transformation. Ce qui induira donc un tarissement des réserves mondiales du pétrole bitumineux d'où un impact positif pour les pays producteurs et négatifs pour les pays consommateurs. Tenant compte certainement compte de ces nouvelles donnes, les représentants des 175 exposants des 12 pays intervenant en Algérie ont axé leurs propositions commerciales à travers le machinisme et l'expertise. D'ailleurs, le ministre des Travaux publics avait axé son intervention, lors de la lecture de son intervention pour la presse, sur les accords-cadres et surtout sur la formation avec l'Italie. Cette formation concerne les gestionnaires dans le cadre des nouvelles technologies et des nouveaux intrants dans la construction des routes. Demain, le peu de bitume qui restera vaudra les yeux de la tête. L'Algérie ne dispose que pétrole léger. Pour l'Algérie est-il judicieux d'utiliser toujours le béton bitumineux à n'importe quel prix' Ou bien changer vers le meilleur matériau qu'est le ciment' L'Algérie dispose déjà de grandes capacités de production de ciments en attendant la mise en route de la cimenterie de Djelfa. Le béton c'est du solide et de la pérennité.


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