
La journée d'étude organisée par la Chambre de commerce et d'industrie Ouled Naïl de Djelfa, jeudi dernier, à la salle de cinéma, de la même ville, n'a pas tenu toutes ses promesses. Elle a été placée sous le haut parrainage du wali de Djelfa. Elle n'a duré qu'une demi-journée.Quatre interventions suivies de débats parfois des intervenants incongrus «dits de la société civile». Cette rencontre s'inscrit en prolongement du travail commencé par le wali pour projeter sur le terrain les décisions et orientations issues de la rencontre des walis avec le Premier ministre représentant du Président de la République. Pour ce, plusieurs dispositions ont été arrêtées et prises pour lever les contraintes superflues et décourageantes. Avant cette rencontre ouverte aux «futurs investisseurs» ou ceux actuellement en difficulté, une première conférence de presse a été organisée à la wilaya pour expliquer aux journalistes les nouvelles démarches. Rares sont ceux qui ont réellement compris la problématique et repris avec fidélité. D'autres correspondants «élus du chef de cabinet du wali» se sont gavés d'amandes et de cacahuètes. Ils ont fait le plein lors de l'invitation pour repartir repus et faire une sieste. Le parterre dans la salle du cinéma communal était relativement hétérogène et sensiblement déséquilibré. Beaucoup d'absents parmi les es qualité (maires 7/36), aucun chef de daïra, pas de représentants de la Direction de l'agriculture ni de la Chambre de l'agriculture de la wilaya, aucun investisseur dans l'agriculture. N'étaient présents que quelques directeurs d'exécutif, d'autres bien que concernés comme celui de l'office régional des terres agricoles, le DSA et le plus important parmi eux le directeur régional de la BEA et celui de l'agence de la Banque extérieure d'Algérie de Djelfa. Laquelle banque est désignée par sa tutelle pour accompagner les investisseurs de la wilaya de Djelfa. Quelques intervenants parmi les vrais investisseurs ont dénoncé cette institution financière pour l'absence de ses responsables et surtout pour l'abstinence dans l'accompagnement des investisseurs de la wilaya. Ils considèrent selon leurs propos que «c'est une orientation de ceux qui veulent que Djelfa reste retardataire et créer un système pour détourner ce qui est destiné pour Djelfa». Par contre, le directeur régional de la BDL a répondu à l'invitation et est même intervenu pour expliquer et convaincre l'auditoire intéressé de déposer leurs fonds, thésaurisés, dans les banques sans la contrainte de l'explication de l'origine et surtout que le paiement de la taxe est volontaire et facultatif. Cette nouvelle disposition a été expliquée avec pédagogie par le directeur de wilaya des impôts, une garantie supplémentaire. Quant au foncier industriel, les directeurs chargés du domaine public et celui de l'industrie qui pilote l'opération ont été sur tous les fronts pour répondre aux questions et surtout pour bloquer des man?uvres manipulées par de faux investisseurs qui occupent des assiettes foncières sans lancer les travaux. Le wali dira à ce sujet que ces assiettes foncières seront retirées à leurs bénéficiaires. Le cahier des charges sera respecté. Concernant ceux qui ont pu bénéficier de l'arrêté définitif, ils seront poursuivis en justice et les terrains leur seront retirés. Le wali offusqué par les comportements «intempestifs» de certains membres de la société civile. Interrompu lors de la lecture de son discours d'orientation par une intervention impromptue, venue de la salle, d'un membre de «la société civile de Djelfa». Le wali, stoïque habituellement, n'a pas mis de gants cette fois- ci pour remettre à sa place le membre de la société civile. En effet, c'est lors de la prononciation du discours pour lancer les travaux de la journée d'étude organisée par la CCI Ouled Naïl pour expliquer les nouvelles dispositions réglementaires contenues dans la loi de finances complémentaire afin d'encourager l'investissement par la facilitation des démarches. Après qu'il ait quitté la salle, les amis de ce membre de la société civile, une douzaine, occupent des sièges dans la salle et interviennent dans les débats pour se relayer au micro et dire des dires, leurs dires. Gênant ainsi le déroulement de la séance de travail. A chaque fois ils dénoncent des situations dont ils sont les seuls à être au courant.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali Harfouche
Source : www.lnr-dz.com