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Djelfa dispose de beaucoup d'atouts. Ils ne sont pas des moindres. Il suffit de les mettre en valeur. Pour peu que des goulots d'étranglement sauteront et l'initiative réfléchie soit libérée. Soit en viandes blanches ou rouges, en produits maraichers, fruits secs ou fruits tout simplement.Djelfa peut contribuer à garnir les tables des foyers algériens. C'est ce que demande le peuple : des protéines, des calories et surtout des produits bio. Telles sont les capacités productives de «ber Sidi Nail» territoires des Ouled Sidi Nail. Aujourd'hui, le ministre de l'Agriculture se rendra au Sersou, au nord de la wilaya de Djelfa, pour constater de visu les capacités de production agricoles, notamment en arboriculture. Certains producteurs ont mis la clé sous le paillasson et quitté les lieux. Ils ont été contraints de le faire, vu la concurrence déloyale des importateurs soutenus par des politiques inappropriées. Les pommes importées sont récupérées des stocks de sécurité pour pallier aux grandes catastrophes au niveau des pays européens. Elles sont imbibées en produits conservateurs donc cancérigènes. Au lieu qu'elles soient détruites ou transformées, ce sont les importateurs algériens qui les collectent pour les ramener. Tout comme les bananes... Elles sont introduites à raison d'un million de cartons par mois (chiffre approximatif à vérifier). Ces introductions incontrôlées causent des dégâts sur les citoyens et sur l'économie nationale et le développement de l'agriculture, ce qui peut mettre en cause à tout moment la souveraineté nationale. Les arboriculteurs du Sersou comme ceux du sud de la wilaya souhaitent être sécurisés d'abord par des lois qui réglementent l'introduction des fruits en hors saison en général et qui protègent la production nationale en particulier par des dispositions particulières. Généralement, ils financent sur des fonds propres et n'ont pas besoin d'argent ou d'aides financières de l'Etat. Par contre, c'est la levée des contraintes pour l'achat, l'acheminement et le stockage des engrais. Ils revendiquent un statut propre pour clarifier leur situation. Actuellement, leur situation juridique est inexistante et est bloquée sur la fonction de fellah. Ils sont pour la plupart d'entre eux des producteurs, transformateurs et parfois distributeurs alors qu'ils n'ont ni registre de commerce ni statut d'industriel. Certains demandent de nouveaux terrains pour des extensions. Ils ne parlent pas d'accompagnement suite aux mauvaises expériences vécues. Ils sont en train de développer leurs propres pépinières, ce qui assure une meilleure indépendance. La question lancinante du paiement des abonnements de l'électricité même en période creuse reste posée. Les producteurs de viandes blanches n'ont pas été programmés lors de cette visite, pourtant de deux jours ; à titre d'information, le premier producteur de dindonneaux et de dindes est à Aïn Oussara. Il représente à lui seul près de 40% de la production nationale.


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