Il a suffi de 2 mois de forcing à l'opposition (14 élus sur 23) pour faire douter le maire et l'amener en un temps record à rendre le tablier.
Celui-ci, issu du FLN qui a remporté 10 sièges, a finalement présenté, mardi dernier, sa démission du poste de P/APC au wali, sans avoir eu de mots avec ses adversaires et sans s'être défendu de quelque manière que ce soit ! Affaibli depuis le début de son mandat pour avoir fait une cooptation tactique périlleuse en vue d'une alliance politique avec le MSP qui n'a que 3 élus au détriment du RND qui en a 7, il s'est retrouvé dès son installation avec une majorité fragile. Ainsi, potentiellement fort de 17 alliés, le FLN, dont les troupes ont toujours su faire preuve d'habilité man'uvrière, s'est fait prendre par les éléments du RND qui ont su parfaitement négocier des postes de vice-président, de présidents de commission et de délégués en plaçant volontairement la barre trop haut. De telle manière qu'ils obtiennent gain de cause ou, au pire, incitent le maire à porter son dévolu sur l'une des deux autres formations : soit le MSP avec 3 sièges soit le FNA (également 3). En fait, c'est le pire qui était recherché à travers ce durcissement et le maire a mordu à l'hameçon en se détournant du RND et entrer en guerre ouverte avec ce dernier ; une guerre légitimée par ceux qui allaient ensuite s'embrigader dans une opposition affirmée à 7.Un nombre qui va croître pour atteindre 14. Pourquoi en si bon chemin alors qu'il ne restait que 2 autres membres à l'opposition pour démettre le maire de ses fonctions par un vote de défiance public, à la majorité des deux tiers des membres de l'assemblée ' Eh bien, parce que de récents textes excluent cette alternative, la première et la dernière année du mandat électif, à la raison qu'il faut motiver le retrait de confiance et ceci ne pouvait donc intervenir qu'après avoir permis largement au maire de fournir des prestations. Ce qu'ils ont fait lundi dernier, suite au renforcement du groupe des 14 par 2 autres élus. C'est dire que l'opposition a tout calculé depuis décembre 2007. Voyant le cours des événements aller irrémédiablement à son désavantage et afin d'éviter l'humiliation, le maire a préféré démissionner, bien que sur le tard ! Il reste néanmoins beaucoup à faire pour les auteurs de cette prise de pouvoir car la question gênante reste liée à la désignation du successeur ! Pendant ce temps, les parlementaires et les membres du conseil national du FLN font, c'est le moins que l'on puisse dire, un pied-de-nez à leur parti, un parti sérieusement en disgrâce à Djelfa !
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abdelkader Zighem
Source : www.elwatan.com