
Chaque photo a une légende indiquant l'endroit de la prise de vue. Chacune raconte aussi en quelques phrases des histoires émouvantes de certaines personnes.C'est à partir de ce principe qu'un groupe de jeunes, des étudiants et des amateurs de photographie ont entrepris de mettre en exergue leur ville natale, Constantine, et la faire connaître dans le monde entier. Une manière d'extérioriser leurs émotions et la beauté de la ville du Vieux Rocher. Non pas à travers des photos d'édifices historiques ou des ponts ; cette fois l'idée est de prendre en photo des gens, des visages constantinois, et saisir leurs pensées pour ainsi composer une sorte de carte postale, un livre de nouvelles qui permet de révéler la générosité des citoyens de cette ville. «L'initiative est inspirée de l'idée de Brandon Stanton «Humans of New York» apparue en 2010. Son travail consiste à tirer le portrait des inconnus en les illustrant d'anecdotes ou de citations. Nous voulons rendre ce mouvement phénoménal plus intéressant et accessible pour les habitants de Constantine.C'est une manière de communiquer et de se lier les uns et les autres», nous a déclaré, passionnément, Malik Chaoui, étudiant et initiateur de Humans of Constantine. Il ajoute : «Nous avons apporté des modifications à ce mouvement, dans lequel nous allons intégrer plusieurs personnes et plusieurs photographes». Selon notre interlocuteur, même si l'image ne sera pas parfaite, elle permet de saisir des situations, des regards, des moments dans la rue, dans un jardin public, dans des endroits quelconques, où il se passe quelque chose. A un moment, dans la foule, l'inconnu devient «quelqu'un». Les légendes renvoient à des visages naïfs, naturels. Des visages qui composent cette ville cosmopolite et humaine. «C'est la création d'une page facebook qui a permis d'enregistrer beaucoup de fans, car au début c'était un peu difficile d'aborder les gens dans la rue pour prendre une photo d'eux», avoue notre interlocuteur.En dépit de la méfiance exprimée par les habitants, les photographes ont pu trouver une grande audience en deux semaines, surtout chez les personnes âgées. «Après une conversation de quelques minutes avec les gens, que nous avons interrogé sur leur vie, leurs problèmes, leurs déceptions et leurs espoirs, je tire des citations ou des commentaires surprenants ou inspirants et parfois drôles. Du plus ordinaire au plus baroque, nous avons pu composer une mosaïque extraordinaire et très impressionnante», a conclu Chiraz, une amatrice de photographie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com