
Au premier point de la visite, hier, sur le chantier du palais des expositions, prévu dans le cadre de la manifestation culturelle de 2015, le wali de Constantine, Hocine Ouadah, n'a pas mâché ses mots à l'adresse du responsable du bureau d'études, avant de lui signifier la suspension pure et simple du contrat.En effet, les propos du wali ont été, on ne peut plus claires : «Ce n'est pas votre étude, c'est celle des espagnols que vous avez sournoisement sous-traitée». Resté de marbre, ce dernier réplique désespérément : «C'est une machination orchestrée par le directeur des équipements publics et son adjoint qui m'ont obligé à travailler avec les espagnols». «Non» rétorquent ces derniers qui lui font savoir qu'il a enfreint les termes du contrat en sous-traitant une étude dont il se prévalait la paternité. Le wali devait trancher sur le site même, faisant savoir à l'intéressé qu'il leur a fait perdre beaucoup de temps, malgré toutes les facilitations que l'administration lui a accordé, mais le quidam a préféré le parapluie de l'ex ministre qui l'a présenté comme un génie national.Toutefois, l'on apprend auprès du directeur des équipements publics que l'étude, étant avalisée par les services du contrôle technique, la réalisation de ce palais des expositions va être entamée par l'entreprise espagnole. Il est à noter que cette dernière détient un brevet pour la charpente métallique dont la portée est de 100 mètres, c'est la raison pour laquelle, elle a été retenue. Les autres points, l'ex Monoprix et la Medersa, vont connaître d'autres travaux de confortement du fait que les investigations menées ont permsde détecter de sérieuses infiltrations d'eau, d'où l'urgence de les renforcer.A ce sujet et pour la Medersa, les dommages sont importants bien que cette bâtisse ait fait l'objet d'une restauration en 2005. Le travail accompli à l'époque était trop superficiel, soulignel'architecte en charge des travaux, ce qui n'est plus permis aujourd'hui, surtout que les délais de réalisation permettent d'intervenir convenablement. Idem pour le musée d'art et d'histoire, sis à l'avenue Zaâmouche où les travaux sont à l'arrêt depuis le 22 mai, à cause du site qui présente quelques difficultés, d'où un confortement, voire un blindage selon les spécialistes. Tout cela pour dire que des avenants sont à prendre en considération, donc des crédits supplémentaires, ce à quoi le wali n'a fait aucune objection. Quel serait finalement le coût de cette manifestation' 6000 milliards de dinars, ne pourraient apparemment suffire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.elwatan.com