L'ouverture au public prévue pour le mois d'avril prochain du joyau
architectural et historique, le palais Ahmed Bey, oeuvre d'importance située en
plein centre-ville, suscite auprès des autorités locales un intérêt grandissant
et ce en prévision d'une future exploitation touristique à la mesure de son
envergure.
Aussi cet événement majeur n'a pas manqué de figurer dans l'agenda de la
commission mixte (APC de Constantine- mairie de Grenoble), mise sur pied lors
de la dernière visite au vieux rocher des élus de la municipalité de cette
ville française et chargée à l'occasion de faire des propositions d'aménagement
du tissu urbain local.
Ainsi, pour ce qui concerne l'aménagement de la place Ahmed Bey, où se
trouve le palais en question, après études et plusieurs sorties sur le terrain,
l'option pour «une ambiance plutôt végétale» du lieu a été retenue dans le sens
où c'est l'aspect fleuri, avec jardinets, qui sera privilégié et ce en
considération du genre d'activités distinguant la place, à savoir l'existence
déjà de deux cafés et de deux banques. A l'effet de mettre en valeur ces atouts
de la place en vue d'une exploitation touristique, trois axes ont été arrêtés
concernant la réhabilitation du tissu urbain, le transport et la circulation et
enfin la mise en place d'un système d'information géographique (SIG).
Ainsi est-il recommandé d'opérer des modifications et aménagements des
alentours immédiats touchant les rues Didouche Mourad et 19 Juin, à transformer
en piétonnières, ainsi que la réhabilitation des immeubles de style européen
qui s'y trouvent, mais aussi ceux des rues adjacentes y compris ceux de la rue
Larbi Ben M'hidi. Ces interventions toucheront surtout les ravalements des
façades, la restauration des cages et colonnes d'escaliers, l'étanchéité des
terrasses, etc., qui devront se faire en coordination avec les habitants et
commerçants de ces artères, souligne Ali Bernou, président de la commission
d'urbanisme de l'APC du vieux rocher.
Le deuxième axe d'action a trait au transport et à la circulation qui
constitue, toujours selon notre interlocuteur, l'un des points noirs dont
souffre Constantine eu égard à son relief et à sa topographie particuliers. Et
de poursuivre «c'est un gros problème notamment au centre-ville, qui étouffe
pratiquement de par l'étroitesse des rues et artères, mais dont la solution
peut être trouvée par une coordination aussi bien dans le domaine de la
conception du réseau de transport que dans celui de sa gestion».
Le dernier point concerne le système d'information géographique (SIG),
qu'il y a lieu de poursuivre son développement sur la base de l'outil dont
dispose Constantine qui a été installé en coopération avec Grenoble, et dont
les représentants ont réitéré leur volonté de continuer le travail d'équipement
et de numérisation afin de doter la ville des ponts d'un véritable outil
d'information géographique.
Ceci en sachant que les priorités à définir peuvent comporter la gestion
du permis de construire, les réseaux d'assainissement, d'eau, d'éclairage et
une gestion des bâtiments communaux à partir d'une banque de données.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El-Abci
Source : www.lequotidien-oran.com