Constantine

Un cambriolage, un mort et des blessés Une peine capitale et un non-lieu



Le tribunal criminel de Constantine, siégeant hier, à prononcé la peine de mort à l'encontre de B. Farès, 31 ans, reconnu coupable de meurtre prémédité et de plusieurs tentatives de meurtre suivis de vol avec violence. Les faits de cette affaire, tels que contenus dans la décision de renvoi, remontent au 19 août 2004 quand, vers trois heures du matin, l'inculpé B. Farès s'est introduit au domicile de la victime A. Ahmed en tentant d'y dérober un appareil stéréo. Mais, en voulant couper le câble d'alimentation de l'appareil, il provoqua un court circuit qui a eu pour effet de réveiller tous les occupants de la maison dont l'un d'eux, en l'occurrence A. Boubekeur-Seddik, a tenté, le premier, de le maîtriser. Mais l'intrus utilisa un couteau pour lui porter des coups et le blesser. L'agresseur récidiva contre les autres membres de la famille qui tentaient de le maîtriser et, tour à tour, A. Ahmed, le père, A. Saci et Houssem furent poignardés par B. Farès qui leur occasionna des blessures graves avant de prendre la fuite. Le premier poignardé, A. Boubekeur-Seddik, après avoir fait revenir la lumière en rétablissant le courant électrique, aura réussi à identifier l'agresseur. Les victimes furent conduites au service des urgences du CHU Benbadis de Constantine où le père de famille, A. Ahmed, succomba à ses blessures. Les agents de la police judiciaire, qui menèrent l'enquête, se rendirent directement au domicile de l'inculpé B. Farès où ils découvrirent les vêtements que celui-ci portait au moment de son intrusion au domicile familial de la victime, ainsi que 250 gr de kif. Au cours de son audition, l'inculpé commença tout abord par nier être l'auteur de l'agression en affirmant que tous ses frères ont l'habitude de porter, à tour de rôle, les vêtements trouvés dans son domicile avant de finir par reconnaître, devant l'officier de la police judiciaire, les faits en ajoutant que, la nuit du crime, il s'était fait accompagner au domicile de la victime par le nommé Kh. Redouane, mais ce dernier était resté à l'extérieur pour faire le guet. D'autre part, l'enquête à révélé que B. Farès avait fait l'objet d'une plainte déposée à son encontre par H. Yacine au cours du mois de juillet de la même année. Ce dernier l'avait accusé de l'avoir agressé avec l'aide d'une autre personne et au moyen d'une arme blanche, et lui avoir subtilisé la somme de 100.000 dinars ainsi qu'un téléphone portable. L'existence de nombreux éléments matériels, établissant les preuves de la culpabilité de B. Farès, a rendu la plaidoirie assez aisée pour la partie civile qui a requis la peine de mort contre l'inculpé. La défense a axé sa plaidoirie sur les circonstances et les causes du crime et termina en demandant des circonstances atténuantes pour son client qui avait agi sous l'emprise des stupéfiants, en état d'inconscience. La séance de délibération, au cours de laquelle tous les jurés répondirent sans hésitation par l'affirmative aux questions sur la culpabilité de B. Farès, n'a pas duré longtemps pour laisser la place au verdict qui tomba à la fin de la séance : la peine de mort pour B. Farès. Son co-accusé, Kh. Redouane, quant à lui, s'en tira à bon compte avec un non-lieu.
vive la justice (la mort aux assassins ) les avocats qui défendent les criminels sont comme eux
fleurdelys - cadre superieure - constantine
11/01/2008 - 781

Commentaires

Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)