
Une vingtaine d'architectes membres de l'association A25 (architectes de Constantine) se sont réunis hier en assemblée générale. L'heure était au bilan ; un bilan bien maigre, tel que qualifié par le président de l'association, Nourredine Khelfi. Et comment pourrait-il en être autrement compte tenu de l'absurdité de la conjoncture et le ban auquel a été condamnée A25.Cette entité professionnelle née à la veille de la manifestation Constantine capitale de la culture arabe 2015 (CCCA) était pourtant venue combler un vide associatif et avait, de ce point de vue, du pain sur la planche. Lors d'une audience accordée par l'ex-wali de Constantine, Hocine Ouadah, les membres de A25 avaient réussi à avancer des «propositions constructives, rappelle Khelfi. Mais l'accueil «froid» fixait la distance à laquelle était «assigné» tout acteur s'inscrivant en faux par rapport aux règles du jeu de la prédation.Non seulement l'association ne sera pas associée à l'entreprise monumentale touchant au patrimoine architectural de la ville, elle sera en plus acculée à des positions d'opposition. Il faut savoir que A 25 avait introduit une plainte en référé s'opposant à la destruction des escaliers du Coudiat, mais la plainte avait été rejetée par le tribunal. Sur le plan strict du patrimoine architectural (réalisations ou restaurations), les prévisions de l'association se sont avérées justes. Hélas ! «En fin de compte, Constantine n'a pas bénéficié de vrais projets.À quoi s'ajoute l'échec dans la gestion des projets inscrits à l'instar des hôtels Cirta et Panoramic, les galeries, le siège de la wilaya, les mosquées? et tout cela dans l'impunité totale des responsables», regrette Khelfi. Après lectures des bilans, moral et financier, un débat franc s'est ouvert grâce aux premières interventions des membres de l'association des Amis du Palais du Bey, qui ont su apporter des critiques amicales, mais constructives, quant à la gestion de l'association. Il est vrai que les temps sont durs pour l'ensemble des associations sincères qui souffrent les restrictions de la loi 2012, relative aux associations, et les retombées de la crise économique.Cependant, ces conditions ne peuvent fournir un alibi pour l'inaction et exigent des capacités d'adaptation proportionnelles à la bonne volonté et aux sentiments nobles qui animent les fondateurs et les membres.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nouri Nesrouche
Source : www.elwatan.com