
Le département de sociologie relevant de la faculté des sciences humaines et sociales de l'université Constantine 2 organise, le 5 avril en cours, un séminaire sous le thème de «FEMMES PIONNIÈRES, quels regards sociologiques '».Cette rencontre nationale se veut un rappel des combats et de la résistance que certaines femmes ont livré, par le passé et encore aujourd'hui, pour baliser le terrain à la relève «Si de nos jours, il est relativement plus aisé aux femmes algériennes d'accéder à l'éducation, à l'emploi, à la recherche scientifique, ou à d'autres projets de vie, de se retrouver dans la sphère publique, il est important de garder en mémoire les premières jeunes filles ou femmes, pionnières qui autrefois, ont osé investir les espaces masculins.Alors que l'écrasante majorité des femmes est confinée dans l'espace domestique, espace naturellement réservé au genre féminin, afin qu'elle se consacre uniquement aux tâches domestiques et aux rôles de reproduction (biologique) de l'espèce humaine, une infime minorité, devenue «visible» franchit les limites de la sphère familiale, s'est singularisée par des parcours de vie assez «atypiques» pour leur époque.Quels regards sociologiques sont portés à ces femmes «actrices» dans leur vécu au sein de la société algérienne en pleine mutation '», peut-on lire sur le communiqué de présentation. Une orientation confirmée par Rachida Benyahia, maitre de conférences et membre du comité scientifique du séminaire : «Nous voulons donner une visibilité aux femmes qui ont investi certains secteurs jusque là considérés comme chasse gardée des hommes. Ce sont des femmes qui ont osé franchir les limites que la société leur a imposées.»Trois axes seront les pivots de cette réflexion sociologique: «Nous avons sciemment laissé le thème ouvert pour réunir un maximum de participants. D'autres approches académiques pourraient être porteuses de beaucoup de nouvelles indications». Ce thème, combien même pourrait-il être récurrent, demeure toujours d'actualité.Dans une société où le code de la famille et le patriarcat pèsent de tout leur poids sur le statut de la femme, les destins sont parfois forcés et les volontés arrivent à briser les jougs. Un hommage rendu à toutes celles qui ont agi hier, agissent aujourd'hui et agiront demain.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Naïma Djekhar
Source : www.elwatan.com