L'union de wilaya de Constantine du personnel paramédical du syndicat SNAPAP a convoqué, hier mardi, dans son siège une conférence de presse pour faire part de son adhésion à l'ordre de grève lancé par le syndicat autonome et la coordination syndicale pour les journées des 24, 25 et 26 février en cours. Le débrayage projeté a été décidé après que le syndicat eut pris connaissance des dispositions du statut particulier des paramédicaux élaboré par la tutelle, à savoir le ministère de la Santé publique et de la Population, dans lequel ses propositions et suggestions «n'ont pas été tellement prises en considération». D'entrée, M. Baaziz, secrétaire de wilaya chargé de la formation, a déclaré que son organisation considère ce projet «comme nul et non avenu» informant dans la foulée le personnel paramédical qu'il va y avoir des grèves cycliques pour protester contre les nombreuses dispositions, aussi dangereuses les unes que les autres sur le devenir de la fonction, contenu dans le document en question. L'association des représentants du personnel concerné revendique l'élaboration d'un autre projet plus cohérent et en adéquation avec la réforme en cours du secteur de la santé. Aussi, dans un communiqué dont ils ont fait une lecture commentée, les responsables de l'union de wilaya de Constantine du syndicat SNAPAP ont déploré les défaillances relevées dans la mouture finale de l'avant-projet qui, selon eux, vont porter préjudice, si celui-ci est adopté, à la corporation en général et à la qualité des soins, laquelle déjà laisse à désirer. M. Djebassi, secrétaire à l'organique, énumérera à l'occasion les griefs portés par son syndicat qu'il a sériés en quatre points importants, à savoir la classification du personnel, dénonçant «la ségrégation remarquée au niveau du positionnement d'une même corporation» et revendiquant un positionnement unique pour tous les paramédicaux sans discrimination aucune, du moment que cette catégorie a le même niveau d'instruction, la même durée de formation et le même diplôme. Le deuxième chapitre concerne l'expérience professionnelle qui, selon lui, a été complètement dévalorisée dans l'avant-projet. Dans le troisième chapitre, la bonification indiciaire pour les postes supérieurs n'a pas été déterminée. En quatrième et dernier chapitre, le SNAPAP considère que la mouture finale du document se distingue singulièrement par l'absence de détermination des outils (voies réglementaires) pour réaliser la revalorisation des activités paramédicales. Son collègue Baaziz intervient à son tour pour livrer à l'assistance une lecture critique de l'avant-projet qui, selon lui, est «péjoratif, dénigrant et se caractérise globalement par une approche très corporatiste». Selon le secrétaire à la formation, l'approche médicale de l'avant-projet est contraire à notre politique de santé basée sur la promotion des soins de santé. Et il finit par conclure que «cet avant-projet est dépassé et ne peut en aucun cas être adapté à la réforme du secteur de la santé prônée par les pouvoirs publics». «C'est pour toutes ces raisons et parce que nous refusons que notre fonction soit dévalorisée, marginalisés et, surtout, par crainte que les conséquences induites par la mise en application d'un tel projet, qui aura force de loi, ne soient supportées par le malade, affirment les syndicalistes, que nous allons répondre au mot de grève lancé par le SNAPAP et nous appelons tous les paramédicaux, sans distinction d'affiliation, à se joindre à nous pour débrayer durant les journées des 24, 25 et 26 février».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com