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Régression de la production de miel pur en 2012 Selon la Fédération nationale des associations des apiculteurs



Régression de la production de miel pur en 2012                                    Selon la Fédération nationale des associations des apiculteurs
Pour cause de conditions climatiques désavantageuses et les multiples incendies de forêts enregistrés cette année, la production de miel va accuser un recul d'au moins 20% par rapport à la récolte de 2011, où il a été produit près de 53 000 quintaux de miel toutes variétés confondues. C'est ce que nous ont indiqué des apiculteurs participant à la 12e édition de la foire du miel qui se tient du 14 au 24 novembre prochain, dans l'enceinte de la coopérative apicole de Gué de Constantine (banlieue est d'Alger). Cet événement, initié par la Fédération algérienne des associations des apiculteurs, a été inauguré hier par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa. Les plus importants producteurs du pays et autres acteurs de la filière apicole participent à la manifestation. Les exposants ont fait part au ministre des perspectives qu'ils envisagent de concrétiser. Sauna Benyakhlef, apiculteur professionnel depuis 1970, a révélé au ministre qu'il a réussi à implanter ses ruches à travers tout le territoire national. «A travers cette initiative, je vise à enrichir les variétés dans ma production de miel», a-t-il indiqué au ministre. «La recherche de la bonne floraison nous pousse à transhumer sur de longues distances. C'est là le prix à payer si on veut que les ruches soient très productives et que le miel soit d'une excellente qualité», ajoutera-t-il.A la question de savoir si le marché de vente du miel a connu une évolution, il nous a répondu que «ce n'est plus comme avant où n'importe qui pouvait se targuer que son miel est du vrai. De nos jours, la clientèle est de plus en plus méfiante. Elle se décide à acheter du miel seulement après avoir été convaincue que c'est du vrai». De plus, «les vrais professionnels, qui s'inscrivent dans la durée, n'hésitent pas à faire analyser leur production histoire de fidéliser leur clientèle», nous a indiqué notre interlocuteur. Les analyses sont très faciles à appliquer dans la mesure où l'Institut des techniques d'élevage (Itelv) se propose d'effectuer les examens nécessaires gratuitement. Selon le directeur général de l'institut Mohamed-Boudjenah à qui nous avons posé la question en marge de la foire, le nombre d'analyses effectuées par l'Itelv est en nette croissance. «Cette année nous avons effectué 280 analyses contre 200 en 2011», dira le DG. Au sujet de la gratuité des analyses, le DG nous fera savoir que «c'est là une mesure qui vise à accompagner les éleveurs dans leur démarche sur la qualité».En ce qui concerne la qualité du miel importé qu'on retrouve sur les étals, tous ceux à qui nous avons posé la question dirons qu'«une grande partie du miel importé est réchauffé pour rendre sa durée de conservation plus longue mais par ce procédé il perd beaucoup de ses caractéristiques. Ainsi, si au départ il est de bonne qualité, il ne l'est plus après». Notons enfin et comme nous l'a confirmé un membre de l'Association nationale des apiculteurs, la moyenne de consommation nationale de miel est actuellement de 130 grammes par an et par habitant. Ce faible niveau de consommation s'explique par la cherté du miel pur qui s'écoule sur le marché à 3 000 dinars le kilogramme.
Z. A.
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