Un rebondissement de taille marque de son empreinte les développements du
conflit au sein de l'APC de Constantine: l'une des deux procurations présentées
lors de la tenue de l'assemblée générale extraordinaire du 30 juillet dernier
n'aurait pas été accordée dans le but de l'utiliser pour aboutir à ce profond
changement de la composante de la municipalité qui a découlé de la délibération
en question. L'élue concernée, la déléguée du secteur «Ettout» (les mûriers),
«dénonce l'utilisation abusive de sa procuration, laquelle procuration a été
accordée à l'occasion de la tenue de l'assemblée générale extraordinaire du 14
juillet 2008, dans un cadre bien précis, l'approbation du budget supplémentaire
en l'occurrence, pour rappel seul point inscrit à l'ordre du jour de cette
dernière assemblée», nous a confié le groupe des détracteurs du maire, qui ont
affirmé avoir obtenu un principe d'accord auprès de la concernée pour annuler
cette procuration. Pour notre part, nous avons vainement essayé de confirmer la
position de cette élue, qui se trouve en situation de congé annuel. Cette
sortie, en attendant la confirmation par la concernée, met en mauvaise posture
le maire et sa nouvelle équipe, car une seule défection parmi les élus qui ont
répondu présents lors de la tenue de l'assemblée générale du 30 juillet dernier
peut faire basculer l'équilibre fragile de la loi de la majorité, ou le quorum
requis en pareille circonstance. Le calcul de la majorité, contesté par les
élus frondeurs, s'est joué, en effet, sur un front très serré. Avec 18 élus
présents sur les 33 membres de l'assemblée, dont deux par procuration, le
quorum n'est atteint que par l'apport de ces deux procurations qui, même en
tant que tels, ne sont pas admis dans le calcul de la majorité requise pour la
tenue de l'assemblée communale, comme l'objecte le groupe des frondeurs, en se
référant à l'article 17 du code communal. Il est clair qu'avec ce nouvel
argument, les frondeurs veulent renforcer leur position, en prévision de
l'action judiciaire qui sera intentée incessamment devant la chambre
administrative pour annuler la délibération de l'assemblée générale
extraordinaire du 30 juillet dernier, et ce après son approbation par la
tutelle. La tension est pesante dans l'atmosphère de la municipalité, où hier
encore des élus de l'aile des frondeurs n'ont pu retirer un exemplaire de cette
délibération. «On a refusé de nous remettre la délibération, alors que c'est un
droit reconnu à chaque citoyen de consulter les délibérations de l'APC», relève
avec dépit un élu. Contacté à ce propos par nos soins, le maire reconnaîtra que
la délibération est publique, et que c'est un droit élémentaire de porter son
contenu à la connaissance de l'opinion publique, autorisant dans ce sens ses
services à mettre ce document à la disposition de quiconque veut le consulter.
Le malaise persiste à l'APC de Constantine, qui passe là par une épreuve de
force dont les effets peuvent entraîner sa paralysie totale. A qui profitent
ces soubresauts ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com