A l'évidence, la fourrière municipale de Constantine ne peut plus faire
face au «flot» de voitures saisies par les services de police et de la
gendarmerie nationale, a telle enseigne que des véhicules ramenés par leurs
propriétaires pénalisés ont été refusés faute de places à l'intérieur de la
fourrière.
Des personnes rencontrées sur le site, désemparées, ne savaient plus quoi
faire.
Certains, dit-on, seraient même
retournés auprès du service de police qui les a verbalisés pour demander quoi
faire.
La question a été donc posée au
directeur du Patrimoine de la mairie de Constantine, chargé de la gestion de la
fourrière municipale. Déjà, ce responsable souligne la saturation par l'abandon
de pas moins de 500 véhicules, dont les propriétaires ne se sont jamais
manifestés pour les récupérer, depuis plus d'une décennie. Selon le directeur
du Patrimoine, «nous sommes vraiment gênés par cette situation et le budget de
la commune en pâtit enregistrant un énorme manque à gagner, en ce sens qu'il
nous arrive de refuser des véhicules pour manque de place.» En effet,
poursuit-il, «bien des fois, différents services de sécurité nous ramènent pour
dépôt des véhicules mal garés ou ayant fait l'objet d'autres contraventions non
payées, etc., que nous faisons ‘patienter' quelque temps car, il faut d'abord
attendre qu'une place se libère pour accepter une nouvelle admission, et c'est
bien sûr autant de manque à gagner pour le budget de la commune.»
En l'occurrence et pour avoir une
petite idée de la chose, ajoutera-t-il, «il y a lieu de rappeler, primo, que la
fourrière municipale du Vieux Rocher peut abriter jusqu'aux environs de 700
véhicules, secundo, le montant du gardiennage y est fixé pour les voitures de
tourisme à 500 dinars et à 1.000 dinars pour les engins plus lourds comme les
bus et camions et que par conséquent, si l'on soustrait les 500 qui y
stationnent depuis les années 90, sa réelle capacité se retrouve réduite à près
de seulement 200 véhicules, c'est dire l'importance des sommes d'argent dont
est privé la trésorerie de la mairie.»
Aussi, selon notre interlocuteur,
la seule solution réside dans la vente aux enchères publiques par les services
des domaines de la wilaya des 500 voitures que nous traînons tel un «boulet»
depuis longtemps maintenant. Et le directeur du Patrimoine de souligner «que la
procédure en question suit son cours à un rythme normal avec la compréhension
des différents intervenants, la police et la gendarmerie pour les nécessaires
enquêtes à parfaire sur les voitures saisies, les services du procureur de la
République pour les autorisations indispensables et préalables à l'opération de
vente aux enchères et les domaines pour son exécution.» Enfin, l'extension de
la fourrière n'est pas à exclure dans la mesure où les crédits nécessaires
soient débloqués.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com