Les questions les plus fréquemment posées sur les mesures de déconfinement prises par le gouvernement pour une sortie progressive sont relatives aux femmes élevant des enfants en bas âge et qui ne seraient pas concernées par la mesure bien qu'elles soient nombreuses à reprendre le chemin du travail depuis dimanche en l'absence d'une interprétation directe et claire du seuil reconnu comme « bas âge ».Le communiqué du gouvernement venu annoncer la suite du plan de déconfinement progressif en Algérie a indiqué la levée de la mise en congé exceptionnel rémunéré des 50% des effectifs et le maintien de cette mesure « au profit des femmes enceintes et celles élevant des enfants en bas âge ».
Sans une limite précise, la notion de bas âge est restée ambiguë chez plusieurs personnes notamment les femmes travailleuses qui se retrouvent face à un dilemme car la mesure de la fermeture des crèches et des garderies d'enfants, décidée par les pouvoirs publics dans le cadre des mesures préventives contre le coronavirus, reste en vigueur. En effet, elles sont nombreuses, employées d'entreprises, établissements et institutions, publics et privés, à être appelées à rejoindre leurs postes de travail bien qu'elles aient des enfants en bas âge profitant de la non-clarification de la mesure. Qui sont concernées '
Le bas âge concerne « la petite et première enfance ». La notion ainsi qualifie les très jeunes enfants, dans les premières années de leur existence, soit ceux qui ne sont pas en âge d'aller à l'école, les moins de 5 ans, puisque le préscolaire est rendu obligatoire en Algérie depuis 2009 pour ceux qui n'ont pas atteint l'âge de la scolarité obligatoire, à savoir 6 ans. Pour Mme Boulassel S., avocate au barreau de Constantine, il n'y a aucune ambiguïté dans la mesure où « c'est plutôt une mal-interprétation sinon une mauvaise foi chez les responsables des ressources humaines au niveau des entreprises qu'elles soient publiques ou privées pour jouer sur les mots ». L'avocate estime que « tout enfant n'atteignant pas l'âge de la scolarité est considéré comme enfant en bas âge ». Un autre avocat estime qu'il était préférable « de limiter l'âge des enfants » pour ne pas mettre les gestionnaires dans le doute. « Une note interne explicative aurait été la bienvenue pour qu'il n' y est pas d'équivoque », a-t-il suggéré.
Donc, la poursuite du congé exceptionnel rémunéré pour cette catégorie de travailleuses est maintenue, « celles qui se sentent lésées par leurs employeurs sont en droit de faire un recours à leurs administrations sinon saisir l'Inspection de l'emploi ou les services du ministère du Travail », indique-t-on au niveau de certaines administrations.
En attendant la réouverture des crèches et garderies, de nombreuses femmes travailleuses demeurent en quête de solutions face à la difficulté de concilier entre leurs obligations professionnelles et familiales.
Nombreuses doivent respecter le code du travail de la Fonction publique ainsi que les règlements intérieurs des entreprises qui les obligent au respect des horaires de travail, avec la problématique de la garde de leurs enfants.
Ilhem Tir
La note explicative de la Direction générale des impôts
Pour apporter des éclaircissements au communiqué du Premier ministre relatif au congé exceptionnel rémunéré dans les institutions et administrations publiques, qui précise que la mesure est maintenue « au profit des femmes enceintes et celles élevant des enfants en bas âge », une nouvelle note a été transmise, hier, aux différentes administrations publiques et privées, précisant que les enfants concernés sont ceux qui n'ont pas atteint l'âge de 5 ans. C'est ce qui a été précisé, hier, dans une correspondance d'une administration officielle, la Direction des impôts en l'occurrence, qui avait envoyé à toutes ses directions une note précisant l'âge des enfants dont les mères peuvent continuer à bénéficier d'un congé exceptionnel et qui ne doivent pas dépasser les 5 ans.
I. T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilhem Tir
Source : www.lesoirdalgerie.com