Licenciés par
décision du directeur régional en date du 26 novembre 2008, cinq employés de
AMNAL (entreprise spécialisée dans les transports de fonds), issus du service
du personnel, se disent prêts à saisir la justice pour trancher dans le conflit
qui les oppose à la direction de l'entreprise.
Selon leurs
indications, ils se sont « retrouvés dans une histoire de pétition adressée par
des travailleurs à la direction générale, reprochant au directeur régional son
comportement despotique et certaines de ses décisions jugées iniques ».
Les cinq employés
de AMNAL, qui nous ont contactés, estiment « que la décision de licenciement
est totalement arbitraire, dans la mesure où il n'a jamais été question de
faute professionnelle ou d'un quelconque manquement au règlement intérieur de
la société dont ils sont, précisent ces derniers, les véritables pionniers dès
sa création à l'Est en 2003 ». Ils précisent « qu'ils étaient tous permanents
et sous contrat à durée indéterminée, ce qui rejette de facto la fameuse clause
de « fin de contrat » qui, en l'occurrence, disent-ils, ne peut s'appliquer à
ce cas de figure ».
Leur licenciement
est intervenu, précisent ces derniers, à la suite de plusieurs pétitions
émanant de différents services, envoyées à la direction centrale d'Alger. « Le
choix de nos personnes sur un effectif de plus de 200 employés à Constantine
est totalement arbitraire. Nous sommes de simples boucs émissaires dans une
situation qui s'est dégradée au fil des mois et des décisions iniques de la
direction régionale ». Pour toutes ces raisons et dans l'espoir de récupérer
leur poste de travail, ces employés ont déposé un recours auprès de
l'Inspection du travail. Au bout d'une rencontre initiée avant-hier lundi,
entre eux et un représentant de la direction de AMNAL, les négociations ont échoué,
la direction ayant nettement exprimé son refus de reprendre ces 5 employés.
Mais ils se disent « prêts à continuer sereinement leur combat ». Pour ces
raisons, précisent-ils, « nous avons saisi, le ministère du Travail et des
Affaires sociales, l'UGTA, le wali de Constantine et nous n'hésiterons pas, le
cas échéant, à aller à la justice pour recouvrer nos droits ».
Le directeur
régional de AMNAL, une société publique qui compte 1.400 employés à l'Est,
questionné, « retient la journée fatidique du 14 octobre 2008, cette fameuse
journée de grève, une faute du troisième degré, dit-il, constatée sur PV par un
huissier de justice, ainsi que le grief très grave, de la manipulation des
micro-ordinateurs qu'il a fallu faire décoder par des techniciens ». Mais il se
dit « prêt à se conformer à la Justice qui reste souveraine ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani Aziz
Source : www.lequotidien-oran.com