Les retraités de la wilaya de Constantine n'en démordent pas de vouloir
faire entendre leur voix. Loin de les pousser à baisser les bras, la fermeture
du bureau local de la
Fédération nationale des retraités (FNTR), et en l'absence d'une
structure à même de prendre en charge leurs doléances, ils sont encore montés
au créneau hier, pour réclamer de meilleures conditions de vie. En effet, ils
étaient plusieurs centaines à s'être rassemblés, tôt le matin, devant le siège
de la direction de wilaya de la
Caisse nationale de retraite (CNR) et crier des slogans «
pour un plus grand respect de cette catégorie de la population».
Les retraités, qui se définissent comme une frange fragilisée de la
société et probablement la plus lésée dans le pays, font la comparaison avec
les travailleurs actifs qui ont bénéficié du relèvement de leurs salaires, se
disent déterminés à protester autant de fois que nécessaire pour faire entendre
leur cri de détresse.
Une délégation des protestataires a été, reçu par la suite au siège de la CNR, par le directeur de
ladite caisse.
Il s'agissait d'une entrevue pour remettre au concerné une plateforme de
revendications, réclamant notamment une revalorisation de 100% de la pension de
retraite, l'octroi d'une prime annuelle spéciale, le relèvement des petites
pensions, au niveau du SNMG, l'augmentation de la prime de la femme au foyer à 4.000
DA, etc. Et surtout disent-ils, la mise à jour des relèvements des pensions
pour les retraités sortis avant 1996, et ce conformément à la loi de 1982, qui
prévoit le relèvement des retraites selon le point indiciaire des salaires. «
Cette catégorie de la population a trimé dur pendant longtemps, souvent pour
des rétributions modestes et il est temps de reconnaître son mérite », fait
observer un des protestataires. Et d'expliquer que, « ce n'est pas de l'aumône
que de solliciter des responsables une amélioration conséquente de leur
situation sociale pour leur permettre une vie décente».
Et l'un d'eux de lancer, « après avoir passé mes plus belles années à
trimer comme un diable, je me retrouve aujourd'hui avec une pension qui n'atteint
même pas les 12.000 DA». Et un de ses collègues d'intervenir pour dire, « ce
que je ne comprends pas, c'est ce système de deux SMIG, un pour les actifs de 15.000
DA et un autre pour les retraités qui équivaut à seulement 75% de ce montant, qui
lui-même est loin de répondre à la cherté de la vie ». A l'issue de la
rencontre avec le responsable de la
CNR, les délégués ont informé l'assistance que la plateforme
a été remise au directeur qui en a pris connaissance et a promis de la
transmettre à qui de droit. Les protestataires, ainsi satisfaits ont commencé à
se disperser et quitter les lieux par petits groupes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com