Le phénomène des
cours de soutien, qui touche maintenant tous les paliers de l'enseignement
primaire, moyen et secondaire, a été remis sur le tapis hier dans la nouvelle
émission «Dossiers passés sous silence» diffusée en direct par la radio
régionale de Constantine avec comme invités des chefs d'établissement, des
professeurs, des représentants d'associations de parents d'élèves et le
représentant de la direction de l'Education qui ont donné des appréciations
différentes sur le sujet.
Des citoyens ont dénoncé la «faune de profiteurs
qui ont pris en otage les élèves». Les représentants des parents d'élèves,
appuyés par celui de la direction de l'Education, ont estimé qu'il faut
conjuguer les efforts pour rendre efficaces les mécanismes institués au niveau
des établissements scolaires pour dispenser des cours de soutien aux élèves qui
en ont vraiment besoin. Aussi, et sans dénier la nécessité de moraliser ce
secteur, des professeurs sont arrivés à dire qu'on ne peut vraiment classer les
«cours privés» dispensés en dehors des établissements officiels et dans des
conditions douteuses au rayon des phénomènes négatifs, parce que ces cours
répondent à un besoin réel exprimé par les élèves et leurs parents. Un
enseignant dira qu'il faut être objectif et reconnaître que le phénomène des cours
de soutien est né de la défaillance de notre école. Et comme la question est
très complexe, a-t-on fini par reconnaître, tout le monde a estimé à la fin que
celle-ci demande une étude plus approfondie.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com