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Le statu quo persiste



Le statu quo persiste
Cinq mois après les émeutes qui ont secoué le 17 mai dernier la paisible commune de Zighoud Youcef, située à 35 km au nord de Constantine, le statu quo persiste encore au sujet de l'avenir du centre d'enfouissement technique de la localité de Doghra, à 7 km du chef-lieu de la commune.Si le calme marque toujours le quotidien des habitants, ces derniers s'interrogent toujours sur le silence des autorités locales et appellent le nouveau wali à prendre la décision qui s'impose.«Depuis l'arrivée d'une commission ministérielle, accompagnée par des cadres de la wilaya pour une mission d'inspection sur le site, aucune information n'a filtré sur ce sujet, même si certaines indiscrétions ont révélé que ladite commission s'est arrêtée sur les conditions du choix de ce site contesté et ses conséquences sur l'environnement dans la région, surtout qu'il est implanté sur un terrain instable à quelques encablures de l'oued Beni Brahim, qui rejoint l'oued Boukerker, l'un des affluents du bassin de l'oued Safsaf, situé à 20 km seulement du barrage de Zardeza, dans la wilaya de Skikda, d'où le risque qui se présente pour les sources qui alimentent la région en eau, sans parler de la pollution de l'air», nous dira une source qui a requis l'anonymat. Hormis une brigade de la gendarmerie qui assure la surveillance, la structure implantée en bas d'une colline près de la belle forêt de Doghra, dans une région à vocation agricole, demeure encore vide.«Bien avant la décision de sa mise en service, nous avons vivement contesté le choix de ce site pour la réalisation d'un CET, et nous l'avions fait savoir aux autorités, notamment l'ex-wali, mais ce dernier est resté sourd à nos doléances ; il a décidé de réceptionner le projet contre la volonté de la population, ce qui a provoqué sa colère, alors que ces émeutes auraient pu être évitées», évoque notre source. Pour rappel, sous la pression des évènements survenus à quelques jours de la période des examens de fin d'année, l'ex-wali Hocine Ouadah avait accepté de revoir sa copie, et décidé de geler la mise en service du CET, en attendant le rapport de la commission ad hoc chargée de se prononcer sur cette problématique. Il avait même promis lors d'une rencontre avec les associations, tenue le 21 mai devant les caméras de la télévision, de fermer ce CET «s'il s'avérait dangereux pour l'environnement et la santé publique».Deux jours plus tard, le ministre de l'Intérieur, Nouredine Bedoui, déclare à partir de Khenchela, où il était en visite d'inspection, qu'il a décidé de désigner lui aussi des experts pour examiner ce dossier, promettant de fermer le CET de Doghra si les risques sur l'environnement et la population seront confirmés. Depuis le passage de la commission, l'ex-wali de Constantine s'est muré dans un silence étrange et n'a jamais donné suite à cette affaire, alors qu'aucune mesure n'a été révélée du côté du ministre de l'Intérieur. Confiants dans leur action, les associations et les habitants de Zighoud Youcef attendent une décision du nouveau wali pour mettre fin à toutes les supputations. Le nouveau wali Kamel Abbes aura-t-il le courage de fermer le CET contesté de Zighoud Youcef '
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