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Le seuil des cours encourage les postulants au baccalauréat à se perf



Le seuil des cours encourage les postulants au baccalauréat à se perf
Les lycées ont achevé tout le programme scolaire. Les vacances de printemps ont permis de récupérer les heures perdues dans des grèves syndicales. L'année scolaire a été bouclée avant terme pour les postulants aux examens de fin de cycle. Les élèves de troisième année secondaire en ont pris le pli. La «rupture» avec les bancs intervient prématurément, à leur grande joie. «Je révise avec mon copain de classe depuis deux semaines. On avance puisqu'on travaille plusieurs heures par jour avec des nuits presque blanches», nous dira un lycéen de filière langues étrangères. La tutelle locale se targue cependant d'avoir pu appliquer la directive centrale se rapportant aux récupérations pendant les deux semaines de vacances de printemps. De leur côté, les comités et commissions dont la charge est de superviser le taux d'achèvement des programmes ont rendu compte de leurs travaux. À vrai dire, depuis que le programme scolaire a connu des changements en 2008, les cours parallèles ou précisément ceux de soutien ont pris des proportions alarmantes ce qui contraint les scolarisés à «s'auto-enseigner» ou puiser dans le répertoire des professeurs susceptibles de les faire réussir. C'est-à-dire ceux dont la réputation et la compétence sont reconnues. Plus clairement, les élèves de classes d'examens prisent des séances privées auprès même de leurs enseignants du cursus pour atteindre le niveau requis; voire pour garantir la note de passage. Malgré les sentences ministérielles, certains formateurs continuent à répondre aux sollicitations des candidats, dont la compréhension en classe est souvent critiquée par les associations de parents d'élèves. Dramatique situation selon quelques pédagogues et syndicats qui appellent à un véritable changement du système éducatif pour permettre l'éclosion de disciples de haut niveau et non de simples détenteurs de «diplômes creux» façonnés à la hâte loin des contours pédagogiques ou académiques. La ruée vers ce genre d'apprentissage extra-scolaire est d'autant plus manifeste chez les classes de terminale qui ont boudé les établissements bien avant la fin de l'année. «C'est un phénomène récurrent auquel la tutelle doit trouver une solution. Il y a des lycées qui se sont vidés à la reprise des vacances de printemps. Les élèves ne s'y rendent que pour les compositions et le baccalauréat blanc», souligne une syndicaliste. Le même son de cloche émane de la direction de l'éducation qui estime que, chez cette catégorie, la tradition de se préparer hors du lycée s'est perpétuée. Cela étant un fait national. «Tous les chapitres ont été bouclés cette semaine quoique des classes aient été quasi vides ces derniers temps», avoue le chargé de communication de la direction de l'éducation. Et la limitation des cours, après les multiples remous dus aux grèves des corps de l'enseignement, a favorisé quelque peu cette hémorragie intra-scolaire. «Le programme est achevé depuis mardi passé à 100% dans la majorité des établissements», confirme notre même source, précisant que les sessions de rattrapages organisées lors des dernières vacances ont permis de récupérer les heures perdues en raison des grèves cycliques. Cette satisfaction est perceptible du côté du Cnapest. En effet, le Conseil local a tenu à rassurer sur son engagement de récupérer le temps perdu et il l'a fait. «Nos grèves étaient légales et nous n'avons pas sacrifié les horaires des scolarisés. Néanmoins, il reste à soulever une problématique qui ternit le cursus : les classes de fin d cycle boudent prématurément les lycées. Il s'agit des spécialités techniques, gestion économie notamment. Il est nécessaire de se pencher sur cette particularité, les enseignants se trouvent souvent en présence de quelques élèves seulement», dira la porte-parole du Cnapest qui lance un appel à la nouvelle ministre pour revoir toute la stratégie de l'enseignement en vue de redémarrer l'année prochaine sur des bases solides touchant à tous les aspects pédagogiques ou syndicaux. À Constantine et c'est une équation à l'échelle nationale, les futurs bacheliers boudent les cours et se focalisent sur une préparation intensive en groupes, question de consacrer des heures aux exercices et travaux pratiques, et non aux redondants cours, déjà fixés par cette option «généreuse» et «pacifiste» relative au seuil des cours. Ne pas être tributaire de ce «chantage» auquel a répondu le ministère sous la pression des élèves à cause des débrayages à répétition est le v?u des pédagogues.N. H.


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